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Vessie hyperactive : l’ostéopathie pour vous aider

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Vous allez souvent uriner ? Vous avez du mal à vous retenir ? 

Il est possible que vous souffriez de ce qu’on appelle une vessie hyperactive. C’est un trouble très fréquent dont il est possible de souffrir à tout âge, bien qu’il soit plus répandu chez les personnes plus âgées.

Quels sont les traitements possibles ? On vous dit tout.

Vessie hyperactive : qu’est-ce que c’est ?

La vessie hyperactive est un trouble courant. Au Canada, 1 personne sur 5 de plus de 35 ans en souffre. Mais qu’est-ce que c’est exactement qu’une vessie hyperactive ?

La vessie hyperactive peut se caractériser de deux façons :

  • Une envie d’uriner très fréquente (8 fois par jour ou plus).
  • Une envie d’uriner intense et pressante, sans même que la vessie ait atteint sa pleine capacité qui est en général de 400 à 600 mL.

Si elle est associée à une perte involontaire d’urine, c’est alors une incontinence.

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Quelles sont les causes de vessie hyperactive ?

L’envie d’uriner est causée par le resserrement du muscle detrusor, qui recouvre la paroi interne de la vessie. Habituellement, le detrusor se resserre lorsque la vessie a atteint sa capacité maximale, afin de la vider.

Dans les cas de vessie hyperactive, ce muscle qui tapisse l’intérieur de la vessie se contracte involontairement, quel que soit le niveau de remplissage de la vessie. C’est pourquoi l’envie d’uriner se fait ressentir alors même que la vessie n’a pas atteint sa capacité maximale de remplissage.

La vessie hyperactive peut également être causée par un trouble du système nerveux central. Parmi les troubles neurologiques qui peuvent causer une vessie hyperactive on retrouve la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les accidents vasculaires cérébraux (AVC)…

Quels sont les symptômes dont souffrent les personnes ayant une vessie hyperactive ?

Les symptômes signes d’une vessie hyperactive sont :

  • Des envies d’uriner très fréquentes, quelle que soit le niveau de remplissage de la vessie.
  • Une appréhension d’avoir envie d’uriner à un moment inadapté.
  • Des fuites urinaires et des incontinences s’il n’est pas possible de se rendre aux toilettes.

Quels sont les facteurs favorisants une vessie hyperactive ?

Il existe des facteurs pouvant favoriser une vessie hyperactive parmi lesquels on retrouve :

  • Les infections urinaires
  • La présence de calculs rénaux
  • Des troubles neurologiques
  • Une surconsommation de boissons caféinées

Vessie hyperactive : quels sont les traitements possibles ?

Le traitement médicamenteux

On retrouve plusieurs médicaments qui aident à soulager la vessie hyperactive comme :

  • Les anti-muscariniques ou antispasmodiques : qui vont prévenir les spasmes du detrusor, le muscle qui tapisse la paroi intérieure de la vessie et provoque ces envies fréquentes d’uriner. En plus de prévenir les spasmes, les antispasmodiques ont pour effet d’augmenter la capacité de la vessie. Il est possible grâce à ces médicaments de réduire de 60 à 75% les incontinences dues à une vessie hyperactive.
  • Les agonistes des récepteurs bêta-3 adrénergiques : c’est un nouveau type de médicament, qui aide à prévenir les spasmes involontaires du muscle de la vessie afin de diminuer les symptômes de vessie hyperactive.
  • Certains antidépresseurs tricycliques
  • Les antagonistes du calcium

Les thérapeutiques non médicamenteuses

Il est possible d’effectuer certains exercices pour traiter une vessie hyperactive comme :

  • Les exercices de Kegel : le but de ces exercices est de renforcer les muscles du plancher pelvien. Pour ce faire, il faut contracter les muscles de la vessie, afin de resserrer l’orifice de la vessie et de renforcer cette dernière. Il est important de pratiquer ces exercices de façon régulière afin de voir un effet sur le long terme. N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé, qui vous expliquera comment et à quelle fréquence pratiquer ces exercices.
  • Les exercices de vessie : il est possible de rééduquer votre vessie en espaçant les visites aux toilettes. En faisant cela, vous pourrez diminuer la fréquence de vos envies d’uriner. Parlez-en à un médecin ou un autre professionnel de santé, qui vous expliquera comment effectuer ces exercices et vous aider à établir des horaires de visites aux toilettes.

Dans les cas récalcitrants, si ni les thérapeutiques médicamenteuses ni les exercices de rééducation ne fonctionnent, une chirurgie sera alors possible. Plusieurs interventions chirurgicales existent comme une réduction des influx nerveux qui causent les contractions involontaires de la vessie, une augmentation de la vessie ou encore la création d’une autre voie de drainage de l’urine.

Que faire pour prévenir les symptômes de la vessie hyperactive ?

Il existe certaines mesures de prévention pour éviter la vessie hyperactive, telles que :

  • Eviter certaines boissons comme l’alcool, les jus de fruits ou le café. Attention, il ne s’agit cependant pas de réduire son hydratation.
  • Eviter certains aliments tels que les agrumes, les fruits, les aliments épicés, le vinaigre ou encore le chocolat.
  • Limiter l’hydratation avant le coucher permet d’éviter ou au moins de diminuer les visites aux toilettes la nuit. N’oubliez pas également d’aller uriner systématiquement avant de dormir.

Vessie hyperactive : comment l’ostéopathie peut vous soulager

Si vous souffrez de vessie hyperactive, il est possible de consulter un ostéopathe. Ce dernier vous posera d’abord quelques questions afin d’identifier la ou les causes de votre problème de vessie hyperactive et s’assurer que ce dernier ne requiert pas d’avis médical préalable.

Une fois ces questions posées, votre ostéopathe effectuera des tests sur l’ensemble de votre corps pour en évaluer la mobilité afin d’établir un axe de traitement.

Plusieurs zones du corps peuvent être liées à un problème de vessie hyperactive :

  • Le petit bassin : il est possible en ostéopathie d’effectuer un traitement sur la vessie, ainsi que les organes alentours pouvant potentiellement comprimer la vessie.
  • Le bassin : les articulations du bassin peuvent se bloquer, influant sur la vessie et son fonctionnement. Le sacrum est également à aller voir, car les terminaisons nerveuses innervant le système urinaire en sortent et peuvent se trouver irrités ou comprimés par certaines dysfonctions sacrées.
  • La sphère viscérale : des problèmes digestifs tels que la constipation ou le syndrome du côlon irritable peuvent se manifester au niveau de la sphère urinaire.
  • Le système vasculo-nerveux : l’ostéopathe peut faire en sorte que la vessie reçoive un apport vasculo-nerveux suffisant et adéquat afin de favoriser son bon fonctionnement.
  • Le système nerveux : les systèmes nerveux central et périphérique peuvent influer sur le fonctionnement de la vessie.
  • La sphère crânienne : qui peut influencer indirectement la vessie, notamment via la sphère viscérale.
  • Les membres inférieurs : s’ils sont en dysfonctions, ils peuvent influer sur les viscères abdominaux, qui vont eux-mêmes influer sur le bon fonctionnement de la vessie.

Bien évidemment, l’ostéopathe adapte son traitement au patient, et chaque patient est différent. Toutes les structures ne sont pas à traiter dans tous les cas. C’est pourquoi l’ostéopathe effectue des tests au préalable.

Les problèmes de vessie hyperactive sont très communs, et augmentent avec l’âge.

Il existe des moyens de les prévenir, et de nombreuses thérapeutiques existent lorsque la prévention ne suffit plus. Si vous souffrez de vessie hyperactive, n’hésitez pas à consulter votre ostéopathe. 

Ce dernier pourra vous soulager par des techniques manuelles sur l’ensemble du corps et vous donner quelques conseils pour vous aider à surmonter ce problème. N’hésitez pas à demander conseil à plusieurs professionnels de santé, la prise en charge pluridisciplinaire est un bon moyen d’optimiser vos chances de guérison.


Bibliographie

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