Afin de vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts, nous utilisons des cookies.En continuant de naviguer sur le site, vous déclarez accepter leur utilisation. En savoir plus

Ostéopathie tissulaire : quand l'ostéopathe ne fait pas craquer

Ostéopathie tissulaire
Vous recherchez un ostéopathe pratiquant l'ostéopathie tissulaire ? Vous souhaitez éviter que l'ostéopathe vous fasse craquer ? Ou bien vous souhaitez juste mieux comprendre les principes et l'action de l'ostéopathie tissulaire ? 

Sachez que l'ostéopathie tissulaire correspond à une famille de techniques dont dispose l'ostéopathe pour vous traiter. Il pourra "piocher" dans plusieurs familles au cours de sa consultation : ostéopathie structurelle, ostéopathie tissulaire, ostéopathie musculaire, ostéopathie cranienne... 

Certains ostéopathes ont une préférence pour cette famille de techniques privilégiant des mouvements très lents et portant sur les tissus en profondeur. 

Certains patients ne jurent aussi ne jurent que par l'ostéopathie tissulaire ; pas question pour eux d'entendre craquer les articulations pendant la séance...

Et vous ?

Mieux comprendre l'ostéopathie tissulaire

L’ostéopathie tissulaire est une pratique douce et non douloureuse ; le praticien se laisse guider par les tissus du patient. Le praticien est dans l’intention ; il cherche à savoir où se trouve la dysfonction. Il s’intéresse aussi à la densité, la vitesse et la tension des tissus qu'il a sous la main. Les tissus ou fascias sont présents partout dans le corps humain, et enveloppent la majorité des structures de notre corps comme les muscles, les vaisseaux, les nerfs et les os. 

Ils sont présents du sommet de la tête jusqu’au pied et forment ainsi une grande « toile d’araignée ». Ils permettent la circulation d’eau et de nutriments dans les tissus et ils sont issus du feuillet embryonnaire appelé le mésoderme.

L’ostéopathie tissulaire a été surtout développée en France grâce à Pierre TRICOT dans les années 80. Il va ainsi parler du corps, non pas comme des parties avec des articulations, mais bien du corps comme une entité globale et entière. Pierre TRICOT se base aussi sur la mémoire des tissus ce qui veut dire qu’à la suite d’une émotion, un choc ou une intervention chirurgicale, ces tissus vont garder l’empreinte de ce traumatisme. L’ostéopathe va devoir s’accorder avec les tissus qu’il a sous la main sans en induire le mouvement. 

C’est un travail en total symbiose entre le patient et le praticien. Dans cette approche le corps du patient « malade » ou la zone « malade » a alors emmagasinée un trop plein d’énergie que l’ostéopathe doit traiter pour enlever la douleur. Une fois le praticien en accord avec les tissus du patient, il va se laisser entrainer par les tissus et il va ainsi faire ce que l’on appelle un « déroulé tissulaire ». C’est-à-dire que sous la main du praticien les tissus vont se traiter pour enlever cette tension. Ce « déroulé » peut se faire plus ou moins vite selon le patient et selon la densité de la tension.

L’ostéopathe va alors focaliser son attention sur les fascias qu’il veut traiter et donc dans l’intention d’être dans ces tissus. C’est-à-dire que le praticien va projeter sa conscience là où il veut être. Par exemple, si l’ostéopathe veut traiter une tension au niveau du fascia qui entoure le rein, il va tout d’abord se mettre au contact de la zone du rein et rentrer en contact avec ces tissus. Son intention est de se placer au bon niveau tissulaire. Dès que l’ostéopathe sent le dérouler commencer il n’a plus qu’à se laisser guider ; les tissus feront le reste. Il va alors pouvoir relancer une circulation d’énergie dans les cellules « malades » ou en manque de mobilité.

Lors de la libération de cette tension peut y avoir une libération d’énergie, ce que le praticien ressent comme un gonflement sous les doigts, comme une éponge qui se remplirait d’eau, et un dégagement de chaleur sous ses doigts. Le patient lui aussi ressent une chaleur dans la zone et surtout une libération.

Ostéopathie tissulaire

Quelles sont les causes de ces tensions tissulaires ?

La tension peut arriver suite :

- à un traumatisme (chute, accident, choc émotionnel)

- à une chirurgie avec une cicatrice (appendicite, césarienne, une fracture)

- à cause d’une pathologie particulière et régulière qui va venir créer un micro-traumatisme répété sur un organe (un problème intestinal, migraine chronique, lombalgie chronique)

- à un mouvement répété comme dans un sport (tennis, natation, golf) ou même au travail (ouvrier, maçon, élagueur, charpentier, agriculteur)

- à des troubles posturaux

Les techniques d'ostéopathie tissulaire : pour qui ?

En soit ces techniques sont adaptées à toutes les personnes et à tous les âges. Elles peuvent cependant être plus particulièrement indiquées dans certains cas.

- Ces techniques peuvent être destinées à des patients qui vont être hyperalgiques, c’est-à-dire avec une douleur très forte et qui vont aussi avoir dû mal à bouger. Ainsi, les ostéopathes qui interviennent en urgence au domicile des patients qui ont une douleur au dos les empêchant de marcher vont privilégier des techniques d'ostéopathie tissulaire. Ces personnes vont se sentir plus à l’aise et vont pouvoir se détendre plus facilement qu’avec des techniques plus invasives (techniques structurelles qui font "craquer")

- Ces techniques sont aussi utilisées chez les nourrissons qui réagissent très bien à l'ostéopathie tissulaire.

- Nous pouvons aussi les utiliser chez le patient où les zone à traiter sont très sensibles surtout au niveau digestif.

Quelques exemples d’application d'ostéopathie tissulaire

  • Un trouble digestif, on parlera alors de technique digestive. Au niveau des fascias qui entourent les organes ou leurs attaches comme les épiplons, les ligaments, les différentes capsules entourant les viscères et qui peuvent créer des tensions et à terme provoquer des douleurs.
  • Les articulations comme le poignet, on parlera de techniques myo-fasciales. Si le patient décrit une entorse cela veut dire que les fascias lors de cette entorse ont subis un traumatisme et garde le souvenir de cette entorse même si elle a été traitée. Il faudra enlever cette tension pour pouvoir enlever peut-être une douleur à l’épaule ou même aux cervicales.
  • Les crânes déformés chez le nouveau-né, on parlera de technique tissulaire crânienne. Le bébé lors de l’accouchement subi de forte pression sur le crâne. Lors de certains accouchements difficiles pour aider le bébé il peut être utilisé des instruments tels que les ventouses ou les spatules qui vont venir se placer sur la tête du bébé. Le nouveau-né peut ainsi garder la marque de cette naissance difficile l’ostéopathe va pouvoir permettre aux tissus de se dérouler à la suite de ce traumatisme qu’a été l’accouchement.
  • Pour finir nous avons les cicatrices, elles portent atteintes directement aux tissus. Le patient qui a une appendicectomie ou la femme qui a eu une césarienne à la suite d’un accouchement : tous deux ont eu une section des fascias qui pendant la cicatrisation ne se sont pas remis exactement comme ils étaient. Cela crée ce que l’on appelle des adhérences. Elles vont rendre la cicatrice boursouflée, sensible voir douloureuse. L’ostéopathe peut travailler sur la cicatrice pour lui rendre de la mobilité et enlever les adhérences.

Ostéopathie tissulaire et cranienne

Article rédigé par CUILLIER Catherine, ostéopathe D.O.à Gréoux-Les-Bains

Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×