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Maladie de Crohn et espérance de vie : peut-on en mourir ?

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Classée parmi les Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI), la maladie de Crohn touche plus de 100 000 personnes en France, un chiffre en constante augmentation. Qualifiée d’affection longue durée (ALD), elle nécessite des traitements longs et coûteux.

Mais quel impact a-t-elle sur l’espérance de vie des patients atteints ? Peut-on mourir de la maladie de Crohn ? Augmente-t-elle le risque de cancer ?


La maladie de Crohn, lésions et symptômes

La maladie de Crohn touche le tube digestif. Elle fait partie des Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales, les MICI, et consiste en une inflammation chronique, ce qui provoque un épaississement de la paroi et d’autres complications comme des ulcères, des fissures ou des perforations. Elle peut toucher l’intégralité du tube digestif, de l’œsophage au rectum, bien qu’elle soit le plus souvent :

  • Au niveau de l’intestin grêle seulement (environ 1/3 des cas), principalement sur l’iléon, sa portion terminale.
  • Au niveau du côlon seulement (environ 1/3 des cas).
  • Au niveau de l’iléon et du côlon (environ 1/3 des cas).

Cette maladie se manifeste le plus souvent par des poussées inflammatoires. On retrouve alors plusieurs symptômes. Les deux plus fréquents sont :

  • Des douleurs abdominales, qui peuvent être très intenses et handicapantes.
  • Une diarrhée persistante.

Si la poussée se prolonge dans le temps, d’autres complications peuvent apparaître : un amaigrissement consécutif à la diarrhée, de la fatigue, une dénutrition ou encore une anémie. On peut parfois retrouver la présence de sang dans les selles. Cette maladie de plus en plus fréquente présente donc des symptômes graves qui doivent être pris en charge. Mais est-elle mortelle pour les patients atteints ?

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Maladie de Crohn et espérance de vie : quelle mortalité pour les patients ?

Les chercheurs scandinaves ayant étudié la létalité de la maladie de Crohn s’accordent à dire que s’il existe une surmortalité entre les patients avec une maladie de Crohn et ceux qui n'en ont pas sur 10-15 ans après le diagnostic, celle-ci est très faible : à peine pour être significative.

Les patients peuvent donc être rassurés : la maladie ne réduit pas globalement l’espérance de vie ! Cependant, elle peut apporter son lot de complication et il faut faire la différence entre espérance de vie stricte et espérance de vie en bonne santé.

L’incidence des comorbidités et complications

Premièrement, la légère surmortalité (de l’ordre de 5%) qui touche les patients atteints de la maladie de Crohn ne sont pas directement liée aux lésions de la maladie en elle-même, mais plutôt aux complications qu’elle entraîne.

Il peut s’agir des complications digestives de poussées inflammatoires aiguës : colite aiguë grave, sténose et perforations intestinales, péritonite ou encore fistules sont susceptibles d’entraîner de graves infections, donc une septicémie pouvant être mortelle.

Il est donc important de ne pas laisser sa santé se détériorer et d’être rapidement pris en charge, dès qu’une douleur apparaît ! La dénutrition causée par la diarrhée peut aussi grandement affaiblir l’organisme et être un facteur de risque pour le système immunitaire, qui sera d’autant moins à même de se défendre lors d’une infection.

En plus de cela, des complications peuvent apparaître au niveau respiratoire et causer des maladies, ainsi que sur les voies hépato-biliaires. En effet, lorsque la maladie de Crohn touche les canaux biliaires, une inflammation et un épaississement des canaux peut apparaître : c’est la cholangite sclérosante primitive. Celle-ci augmente le risque de cancer des voies biliaires et du côlon.

Le tabac mis en cause : un grave facteur de risque

Le tabac semble aussi jouer un rôle aggravant dans la maladie de Crohn. Chez un sujet sain, il multiplie par deux le risque de développer la maladie ; et chez les sujets malades, il augmente la fréquence et la gravité des crises de poussée inflammatoire. La cigarette induit des protocoles médicamenteux plus lourds et un risque plus fort de récidive après une intervention chirurgicale.

Le tabagisme augmente aussi le risque de développer un cancer colorectal.

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Maladie de Crohn et MICI : augmentent-elles le risque de cancer ?

Les Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales dont fait partie la maladie de Crohn dégradent, sur le long terme, la paroi du côlon. Plus l’inflammation est ancienne, plus cette dégradation augmente le risque de l’apparition d’un cancer colorectal. On estime qu’après 10 ans de maladie, le risque est multiplié par 2 à 2,5.

Il faut tout de même nuancer ce propos. Car si le risque existe, la médecine en est bien consciente : c’est pour cela qu’un dépistage par coloscopie est effectué dès la 8ème année qui suit le diagnostic, avec un contrôle par la suite. Ainsi, la dégénérescence cancéreuse, détectée le plus tôt possible, est correctement prise en charge et risque moins d’entraîner la mort. Avec un suivi régulier, la mortalité n’en est donc pas forcément très augmentée.

Les patients atteints de la maladie de Crohn ont donc une espérance de vie relativement similaire à celle d’une personne de leur âge en bonne santé : mais qu’en est-il de leur qualité de vie ?

Des traitements pour vivre plus longtemps en bonne santé

Car en dehors des complications graves et mortelles de la maladie, d’autres atteintes secondaires peuvent altérer quantitativement la qualité de vie des patients. Atteintes articulaires (spondylarthrite), uvéite (qui touche les yeux), érythème noueux (qui touche la peau), aphtes buccaux, problématiques vasculaires… L’inflammation peut s’étendre à d’autres zones du corps.

Des traitements médicamenteux

Mais à nouveau, les traitements médicaux, qui sont de plus en plus efficaces, permettent de mieux prendre en charge ces atteintes et de diminuer leur impact sur la vie quotidienne. Le plus souvent, le traitement est d’abord médicamenteux avec des anti-inflammatoires spécifiques de la muqueuse intestinale et des corticoïdes lors des poussées. Sur le long terme, des biothérapies peuvent être mises en place pour réduire durablement l’inflammation et rétablir l’équilibre de la muqueuse.

Faire attention à l’alimentation

Un rééquilibrage alimentaire peut aussi être suggéré. Bien que ce mécanisme soit encore mal connu, il semble que notre régime alimentaire riche en sucres raffinés et pauvre en fibres naturelles puisse être à l’origine de l’augmentation épidémiologique de la maladie.

Cependant, les traitements de crise privilégient un faible apport en fibres, afin de ne pas aggraver la diarrhée. Si une forte sténose est présente (gros rétrécissement de l’intestin), il vaut mieux éviter les fibres dites « dures » en particulier, éviter l’arachide, les champignons et les fruits secs qui peuvent aggraver le blocage mécanique. En dehors des poussées, il n’y a pas de restriction alimentaire particulière.

La chirurgie de la maladie de Crohn

Quand des complications apparaissent (sténoses, lésions profondes…), une intervention chirurgicale peut être nécessaire. Elle consiste en général en une résection des parties atteintes de lésions inflammatoires graves, le plus souvent réalisée par cœlioscopie. Il peut arriver que le chirurgien ne puisse pas rattacher les deux portions saintes du tube digestif : une poche est alors posée, et doit être changée régulièrement. L’ouverture qui en résulte, la stomie, n’est pas permanente : elle n’est mise en place que jusqu’à la cicatrisation complète du tube digestif.

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Améliorer la qualité de vie des patients atteints de la maladie de Crohn avec l’ostéopathie

Pour améliorer la vie quotidienne des patients atteints de la maladie de Crohn, et leur permettre de vivre plus longtemps en bonne santé, une autre thérapie est possible : il s’agit de l’ostéopathie.

L’ostéopathie viscérale, en particulier, permet d’intervenir de façon efficace sur les troubles digestifs et les dysfonctionnements des organes. Dans la maladie de Crohn, si elle ne peut bien sûr pas réparer les lésions inflammatoires, elle permet de conserver une bonne mobilité et une bonne fonction du tube digestif.

Cela permet de soulager les douleurs mais aussi de maintenir le plus longtemps possible la fonction : ainsi, les crises de poussées inflammatoires peuvent s’espacer elles aussi.

Il est recommandé d’effectuer un premier bilan quand les symptômes apparaissent : puis l’ostéopathe peut vous accompagner tout au long de la maladie. L’ostéopathe pratique systématiquement un bilan complet : ainsi, si vos troubles digestifs occasionnent également des problématiques au niveau du dos et du bassin (lombalgie, sciatique…), il prendra aussi en compte ce phénomène pour un rééquilibrage global du corps.

L’ostéopathie est indiquée dans la prise en charge de la plupart des Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin.

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