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Comprendre ma gêne respiratoire dans le contexte actuel : masques, covid, séquelles, stress...

gène respiratoire et coronavirus
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Sensation d'oppression, souffle court, douleur costale, tiraillements à chaque respiration...Qu'on le veuille ou pas, la respiration est au centre de nos préoccupations dans le contexte actuel. 

La gêne respiratoire peut s'exprimer de nombreuses façons et peut être liée à différentes causes.

Le contexte actuel est particulièrement favorable à l'apparition de difficultés respiratoires passagères ou permanentes. 

Avec le coronavirus, nous faisons face à certains changements dans nos comportements quotidiens comme :

  • le port du masque autour duquel se posent de nombreuses interrogations sur ses effets sur notre respiration,
  • le télétravail et ses postures trop souvent mal adaptées, propices à une mauvaise respiration,
  • le stress et l’anxiété qui s’installent chez de nombreuses personnes dans le climat actuel (confinement, perte de revenus, avenir incertain, manque d'activité physique...).

Si les troubles respiratoires (toux, gêne...) peuvent être annonciateurs d'une contamination au coronavirus, ces symptômes peuvent également être présents après la maladie (séquelles).

Alors, que signifie votre gêne respiratoire ? Quelle aide peut apporter votre ostéopathe ?

Respirons un grand coup ensemble avant de se lancer dans cet article !

Gêne respiratoire : quels sont vos symptômes ?

La gêne respiratoire ou la difficulté respiratoire, aussi appelée dyspnée, se traduit par une difficulté à respirer pleinement. C’est un symptôme subjectif défini par le patient lui-même, mais qui peut cependant avoir une composante objective et être visible lorsque la dyspnée est importante. Elle est d’intensité variable et n’est pas toujours associée à une pathologie organique.

Toute difficulté respiratoire anormale ou inhabituelle doit néanmoins alerter et susciter une investigation médicale.

Il convient de différencier une dyspnée aiguë (brutale, s’aggravant vite) qui demande une prise en charge urgente (œdème pulmonaire, crise d’asthme…) et une dyspnée chronique (d’installation progressive, s’aggravant lentement) qui ne constitue pas une urgence mais qui nécessite néanmoins rapidement un avis médical.

Les manifestations possibles de la dyspnée ou gêne respiratoire :

  • des sensations de blocage au niveau du thorax, avec parfois une pointe dans le dos,
  • l’impression d’avoir le thorax serré et de manquer d’air,
  • une fatigue et une impression d’oppression thoracique,
  • une respiration à un rythme peu naturel, trop lent ou trop rapide (souffle court),
  • une crispation des muscles lors de la respiration,
  • une respiration bruyante.

Le terme de gêne respiratoire est en grande partie subjectif. Il est souvent bénin, associé à un stress ou un trouble d’ordre musculo-squelettique et fascial.

Il peut aussi révéler une pathologie sous-jacente, cardiaque, pulmonaire ou neurologique.

douleur à la respiration

Gêne respiratoire chronique : les pathologies à écarter en premier lieu

S’agit-il d’un trouble cardiaque ?

Les troubles cardio-vasculaires tels que l'hypertension artérielle (ancienne et non contrôlée), les troubles du rythme cardiaque, la fibrillation auriculaire, les anomalies des valves cardiaques, l’angine de poitrine et l’insuffisance cardiaque sont susceptibles de provoquer une gêne respiratoire (besoin de soupirs, difficultés à respirer).

Des signes cardiaques sont cependant observés (palpitations, douleurs dans la poitrine, étourdissements, vertiges, fatigue, toux grasse, gonflement des jambes et des chevilles…)

L'infarctus du myocarde est à part puisque la dyspnée est aiguë et survient dans un contexte d’urgence.

Une origine pulmonaire ?

  • L’asthme occasionne une gêne respiratoire, notamment une respiration sifflante et un essoufflement et survient essentiellement par crise.
  • Les broncho-pneumopathies infectieuses  sont source également de toux, de crachats et de fièvre.
  • La bronchite chronique et l’emphysème pulmonaire  sont responsables d’une gêne respiratoire survenant le plus souvent à l’effort dans un premier temps. La bronchite chronique se manifeste également par une toux grasse productive ; l’emphysème peut induire une pâleur, une toux sèche chronique et une fatigue notable.
  • La fibrose pulmonaire provoque une insuffisance respiratoire qui évolue et une toux sèche.
  • Les cancers broncho-pulmonaires associés en général à une altération de l’état général (fatigue, asthénie, amaigrissement).

Une cause neurologique ?

Certaines maladies neuromusculaires peuvent conduire à une insuffisance respiratoire chronique. 

Dans ce cas, la dyspnée n’est pas le symptôme principal et les signes cliniques neurologiques sont généralement prédominants.

La névralgie intercostale

Les nerfs intercostaux émergent de chaque côté de la colonne vertébrale et longent l’espace situé entre deux côtes jusqu’à la face antérieure du thorax.

La névralgie intercostale se manifeste par une douleur le long de son trajet nerveux et elle est souvent due à son irritation par une contracture musculaire ou une dysfonction vertébrale ou costale (faux mouvement, mauvaise position prolongée…). L'ostéopathie permet alors d'obtenir de bons résultats et permet également d'éviter des récidives (prévention).

En rapport étroit avec les muscles intercostaux, le nerf est donc sensible aux variations de tension au sein de ces muscles lors de l’amplitude respiratoire. Une telle douleur est ainsi capable d’engendrer une gêne respiratoire puisqu’il est difficile pour le patient d’aller au bout de son inspiration et de son expiration.

Remarque : la névralgie intercostale peut avoir d’autres origines plus problématiques (arthrose, zona, hernie discale, maladies inflammatoires, fracture costale, tassement vertébral…).

Port du masque et gêne respiratoire

Quel est l’effet du masque sur notre respiration ?

Une sensation d’essoufflement ou de difficulté respiratoire lorsque l’on porte un masque peut vous faire penser à un manque d’oxygénation.

Arrêtons là les idées reçues : le masque n’est pas dangereux pour la santé.

Même si certaines affirmations indiquaient qu’il pouvait être à l’origine d’hypoxie (diminution de l’oxygène dans le sang), aucune étude rigoureuse n’a montré que c’était le cas. Porter un masque n’affecterait donc pas les échanges gazeux lors de la respiration. 

Pas de diminution de l’apport en oxygène, ni d’augmentation de la consommation en dioxyde de carbone. Même s’ils filtrent les particules, les masques « grand public », en tissu, ou chirurgicaux laissent passer l’air et ses particules sans difficulté.

Si le masque ne provoque pas de manque d'oxygène, il nous pousse néanmoins à respirer différemment et à solliciter plus que d'habitude nos muscles respiratoires. En cela, il peut provoquer des troubles musculo squelettiques, une fatigue et une gêne respiratoire chronique.

gène respiratoire et masque coronavirus

Gêne respiratoire et résistance du masque

La respiration est un peu plus difficile lorsque l’on porte un masque parce qu’elle se fait contre résistance (résistance mécanique du tissu du masque). Nous avons donc l’impression de devoir forcer plus pour respirer, et nous avons tendance à utiliser les muscles respiratoires accessoires. Ainsi, si le masque est porté durant une longue période, les muscles de la respiration peuvent êtres « stressés » et une sensation de difficultés respiratoires peut apparaître.

Cette gêne respiratoire, combinée au contexte de stress, d'anxiété ou d'angoisse produit un effet boule de neige.

Ces observations sont d’autant plus réelles pour les personnes ayant déjà des difficultés respiratoires et qui peuvent avoir une sensibilité plus importante au port du masque et ressentir alors une gêne importante à la respiration.
Plus le masque est ajusté au visage, plus la résistance est importante. Si le masque est humide, ou usé, il convient de le changer impérativement puisque l’air passe moins bien à travers. De plus, certains types de tissus sont à éviter pour les masques faits maison.

Respiration superficielle et port du masque

Le masque a tendance à nous faire respirer de manière superficielle afin d’éviter qu’il se colle à notre bouche et s’humidifie. Cette respiration peu profonde, notamment lorsqu’elle s’effectue de manière prolongée, est susceptible d’engendrer un inconfort respiratoire et une sensation de manquer d’air.

Le cas particulier des masques FFP2 

Ils sont beaucoup plus ajustés et davantage filtrants, l’air circule moins facilement. De ce fait, ils sont susceptibles d’entraîner un inconfort respiratoire plus important, notamment dans certains cas, chez des personnes prédisposées (tabac, obésité, atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d'emphysème, ou d’insuffisance respiratoire).

Certains, au contraire, vont trouver qu'il permet plus de liberté pour respirer convenablement (car moins de respiration superficielle). Chaque ressenti est subjectif et soumis à notre propre interprétation. 

Gêne respiratoire : et si c’était le coronavirus ?

Vous la savez, la gêne respiratoire est en effet un symptôme du coronavirus.
symptômes du covid

Cette difficulté respiratoire est fréquemment ressentie, y compris dans les atteintes de courte durée et sans gravité. Son intensité dépend du degré d’infection et de l’importance de la réponse inflammatoire qui en découle. Des difficultés respiratoires importantes sont observées notamment à la phase aiguë de la maladie.

  • Dans le cadre d’une affection sans gravité, cette difficulté à respirer sera toutefois modérée et due en grande partie au phénomène de toux, d’encombrement et d’inflammation au niveau des voies respiratoires.
  • Dans le cas d’une affection grave, les poumons sont fortement endommagés et une réelle détresse respiratoire peut se déclencher ; c’est un signe d’alerte, il faut rapidement contacter le 15 ou se rendre aux urgences dans ce cas.

Il est donc important de surveiller toute dyspnée provoquée par une contamination au Covid-19 car c’est un symptôme qui, selon son intensité, représente un danger potentiel.

Les autres symptômes qui permettront de vous orienter 

En cas d’atteinte au Covid-19, la gêne respiratoire est, en général, associée à d’autres symptômes, notamment les plus courants :

les maux de tête ou céphalées (70 %), la perte de l'odorat (70 %), l'obstruction nasale (67 %), la toux (63 %), la fatigue (63 %), les douleurs musculaires (62 %), l’écoulement nasal (60 %), la dysfonction gustative (54 %), les maux de gorge (52 %). La fièvre a, quant à elle, été signalée par 45 % des patients.

Si vous souffrez de ces symptômes, il est possible que vous soyez atteints du coronavirus.

S’il n’y a pas de signes de gravité, contactez simplement votre médecin traitant ; sinon, en cas de forte fièvre ou de difficultés respiratoires importantes, il faut contacter les urgences ou se rendre dans l’hôpital le plus proche.

Séquelles du coronavirus et gêne respiratoire

De nombreux patients se plaignent de symptômes persistants comme la fatigue ou la gêne respiratoire. 

L’épidémie de Covid-19 contient des aspects non éclairés ; les chercheurs manquent de recul et d’informations, notamment sur les séquelles de l’infection une fois qu’elle est soignée. 

Les soignants et les malades font également face à des séquelles psychiques qu’il ne faut pas sous-estimer. 

Le 20 août 2020, une étude publiée par l’hôpital Southmead de Bristol a révélé qu’un total de 81 patients sur 110 sortis de l’hôpital présentaient encore des symptômes de Covid-19, notamment un essoufflement, une fatigue excessive ou des douleurs musculaires, après 12 semaines (3 mois).

séquelles du coronavirus et respiration

La gêne respiratoire, une séquelle de l’infection au virus

Les poumons sont les organes les plus fréquemment touchés par le Covid-19. Lorsqu’ils sont sévèrement infectés, leur tissu peut être endommagé de manière considérable.

La fibrose pulmonaire serait la cause de la persistance des gênes respiratoires ressenties par les patients, suite à une infection plutôt grave au coronavirus 2019. Quand l’inflammation causée par le virus se réduit, elle peut laisser des cicatrices sur les poumons et créer des dégâts à long terme.

Secondaire à un dépôt exagéré de tissu cicatriciel dans les espaces interstitiels du poumon, la fibrose pulmonaire est une maladie caractérisée par une altération des poumons qui se rigidifient et qui par conséquent ne parviennent plus à assurer correctement la respiration.

Ce phénomène s’explique par le fait que les alvéoles sont normalement entourées de fibres élastiques leur permettant de se dilater. Lorsque les poumons se fibrosent, le tissu qui enveloppe les alvéoles se rigidifie, ce qui provoque une rétractation de ces dernières. Cela compromet les échanges gazeux au niveau alvéolaire et entraîne un manque d’oxygène.

Cette pathologie se manifeste par une gêne respiratoire à type d’essoufflement progressif, et provoque une toux sèche. Elle évolue de manière plus ou moins lente et peut aller jusqu’à la détresse respiratoire.

Les épidémies dues à d’autres coronavirus comme le Sars-CoV et le Mers-CoV ont montré qu’une fibrose pulmonaire pouvait persister après l’infection initiale.

Des images évocatrices de fibrose restent visibles au scanner plusieurs années après un épisode de SRAS selon une étude publiée en 2016. Rappelons que le Covid-19 est également nommé SRAS-CoV-2 et qu’il possède des caractéristiques semblables au SRAS dont il est question dans l’étude. Ces observations sont à corréler avec le fait que de nombreux patients atteints du Covid-19 présentent une gêne respiratoire pendant un long moment après leur infection.

Ce phénomène se présente dans la grande majorité des cas chez les personnes qui ont été gravement atteintes, notamment celles qui ont été hospitalisées. D’autres facteurs peuvent intervenir dans ce contexte, comme l’hyperpression dans les voies respiratoires faisant suite à la ventilation artificielle et l’anoxie liée à un déséquilibre entre les besoins en oxygène et le volume fourni.

Fibrose et cytokines

La fibrose pulmonaire interstitielle provoquée par ce type de virus est surtout attribuée à la production accrue de cytokines pro-inflammatoires (conséquence indirecte de l’infection virale). 

En effet, l’infection de l’alvéole par le virus provoque une réaction inflammatoire qui peut devenir incontrôlée : elle participe, dans ce cas, à une destruction trop importante des pneumocytes et un épaississement du tissu interstitiel, générant ainsi un manque d’élasticité et l’affaissement des alvéoles sur elles même.

Les séquelles "bénignes" du Coronavirus 

Il existe peu d’études sur les conséquences d’une infection plutôt bénigne, symptomatique mais qui n’a pas nécessité d’hospitalisation. Il est envisageable que l’infection laisse tout de même des séquelles respiratoires, d’intensité et de durée moins élevées.

L’académie nationale de médecine a pu constater que des malades apparemment sortis d’un épisode aigu nécessitaient une convalescence prolongée ou se plaignaient de nouveaux symptômes après une période de rémission. Dans ces cas, l’infection initiale avait été souvent courte et avait guéri spontanément.

La fatigue persistante

Elle est également l’un des symptômes les plus rapportés par les patients après un épisode de Covid-19. Les capacités physiques seraient diminuées pendant plusieurs mois, voire plusieurs années après l’infection. Cet affaiblissement peut augmenter la sensation de gêne respiratoire et d’essoufflement notamment lors d’un effort habituellement minime.

Une recherche présentée lors de la Conférence 2020 de l’ESCMID sur la maladie à coronavirus démontre qu’une fatigue persistante survient chez plus de la moitié des patients s’étant rétablis de la maladie à coronavirus 2019, quelle que soit la gravité de leur infection.

Les autres séquelles du virus 

Selon l’Académie nationale de médecine, dans les cas graves, les complications peuvent être également d’ordre cardiaque, rénales ou atteindre le système nerveux central. Les sarcopénies ont aussi été mises en évidence (diminution de la masse, de la force musculaire et de la performance physique).

La maladie est cependant nouvelle et personne n'a réellement connaissance de ses effets à long terme sur l'organisme. 

Les médecins craignent que les dommages aux organes puissent être permanents ou persister pendant des mois, voire des années. Les études doivent être approfondies afin de déterminer de manière plus précise les séquelles de la maladie.

Gêne respiratoire, respiration et stress

Le stress peut causer des sensations de tiraillements au niveau du thorax et de l’abdomen, une impression d’oppression thoracique importante ou d'autres symptômes liés à votre respiration. Pourquoi ?

Le stress est une réponse biologique et physiologique de l’organisme face à une situation évaluée comme menaçante.

Une situation de stress provoque en effet des mécanismes physiques d’adaptation, notamment par l’intermédiaire de certaines hormones comme la noradrénaline et le cortisol.

L’augmentation d'adrénaline dans le sang déclenche instantanément des réactions dans tout le corps : le rythme cardiaque augmente, la respiration s'accélère, la pression artérielle augmente, le cerveau et les muscles reçoivent plus d'oxygène tandis que notre digestion se ralentit, les pupilles se dilatent pour augmenter la vigilance.

C’est ce qui permet à l’homme de fuir ou de se battre en cas de situation d’urgence et c’est ce processus qui permet également de mettre le corps en éveil face à une difficulté qui nécessite un travail d’adaptation : le stress est donc une réponse d’adaptation nécessaire.

stress et coronavirus
Le stress déclenche une respiration rapide et peu profonde, responsable d’une sensation d’oppression thoracique et d’une difficulté à respirer. C’est une forme bénigne de gêne respiratoire puisqu’elle est soudaine et se réduit lorsque la situation est dégagée.

Mais qu'en est-il lorsque cette difficulté respiratoire devient quotidienne ?

Stress chronique et gêne respiratoire :

Le stress chronique est une exposition prolongée à ce phénomène : dans ce cas particulier, la gêne respiratoire peut s’installer et poser problème puisque la réponse physiologique du stress et les mécanismes réactionnels qui en découlent sont continus (notamment la respiration accélérée et peu profonde).

Il induit ainsi de façon récurrente une respiration rapide et superficielle et exclusivement thoracique. Cette respiration demande beaucoup d’effort pour des échanges d’air limité, et la zone thoracique se rigidifie au fil du temps. Le muscle diaphragme n’est plus mobilisé, il a tendance à se crisper et à manquer de mobilité par la suite.

Mauvaise respiration et télétravail 

Dans le contexte actuel, une mauvaise posture en télétravail est un facteur aggravant pour d'une part vos symptômes respiratoires, mais également pour votre stress. Un écran d'ordinateur trop bas, les épaules enroulées en avant, les jambes croisées, ou avachi sur la canapé... Les mauvaises positions de travail sont très tentantes à la maison plus qu'au bureau !

Une chaise confortable, un bureau, un écran à hauteur de vos yeux, des pauses régulières et une bonne hydratation : voici les bases du télétravail pour préserver votre dos, vous redresser et ne pas comprimer votre cage thoracique. Cela vous permettra de mieux respirer, et par voie de conséquence de mieux gérer votre éventuel stress

Quel traitement pour ma gêne respiratoire ?

Devant toute gêne respiratoire, il est important de réaliser en première intention un examen médical qui pourra écarter un éventuel trouble cardiaque ou pulmonaire. Mais la plupart des douleurs respiratoires restent bénignes et sont la conséquence des tensions que nous avons étudiées ci-dessus. 

Les troubles musculo-squelettiques, faciaux et posturaux peuvent ainsi provoquer une sensation de gêne respiratoire. Cette sensation est bien réelle, mais non pathologique.

Ces tensions peuvent donc être d'origine :

  • posturales (télétravail...),
  • post infectieuses (après une infection au coronavirus...),
  • psychologiques (stress, anxiété, angoisse...),
  • environnementales (port du masque...).

Ces tensions peuvent provoquer des symptômes respiratoires et thoraciques variés, et bien souvent une précordialgie.

Dans ce contexte, le traitement de la précordialgie et de douleurs liées à la gène respiratoire est particulièrement intéressant en ostéopathie.

L'ostéopathe permet d'agir sur les tensions de la cage thoracique, au niveau musculaire, articulaire et aponévrotique.

En cas de douleurs chroniques et de tensions persistantes (ostéo-articulaires, musculaires, fasciales) au niveau du thorax, du dos et de l’abdomen, la mécanique respiratoire peut être gênée par le manque de souplesse à ce niveau. La liberté et l’amplitude du mouvement sont restreintes, et des troubles respiratoires fonctionnels peuvent ainsi s’installer dans le temps.

Pour agir sur votre gêne respiratoire, votre ostéopathe pourra par exemple agir en particulier sur :

  • le diaphragme (pour retrouver une aisance respiratoire notamment),
  • la colonne dorsale (pour libérer certaines vertèbres qui empêchent une bonne amplitude de votre cage thoracique),
  • la posture générale (pour faciliter les mouvements respiratoires),
  • le tendon central (entre la base du crâne et votre diaphragme),
  • les fascias (par exemple au niveau du sternum, des côtes, du diaphragme et du dos).

Vous le voyez, le traitement de l'ostéopathe pour agir sur vos difficultés respiratoires est bien global. 

L'ostéopathie permet ainsi de retrouver une bonne mobilité de la cage thoracique et de votre colonne, une meilleure posture et de respirer de manière plus physiologique.

respiration et ostéopathie

Zoom sur le diaphragme : un rôle clé dans la respiration et la gestion du stress

Le diaphragme est un muscle qui sépare les poumons et le cœur de l’abdomen et dont la principale fonction est de contrôler l’expansion (inspiration) et la contraction (expiration) des poumons.

La respiration diaphragmatique est naturellement plus lente et plus profonde, ce qui mène à un meilleur « remplissage » et « vidage » des poumons et, par conséquent, à une meilleure oxygénation du sang.

Le spasme du muscle diaphragme causé par le stress engendre une contrainte mécanique excessive lors de la respiration et diminue l’amplitude de celle-ci. Ce phénomène, associé à la rigidification de la cage thoracique, provoque une gêne respiratoire persistante, parfois une sensation d’oppression thoracique, et parfois d’autres symptômes comme une impression de blocage, de thorax serré, d’étouffement et de manque d’air.

Un spasme important au niveau du diaphragme provoque des difficultés à respirer pleinement car il représente à lui seul 75 % du mouvement inspiratoire ; d'où l'importance de son traitement par votre ostéopathe.

Ce mécanisme de crispation musculaire peut être généré, par exemple, à la suite d’un épisode infectieux broncho-pulmonaire conséquent qui a impliqué des quintes de toux. 

Il peut également être provoqué par une toux chronique qui va épuiser le système mécanique lié à la respiration et entraîner une fatigue musculaire intense, notamment chez certaines personnes comme les fumeurs et les patients atteints d’une affection pulmonaire chronique. Le stress peut lui aussi induire une forte tension du muscle diaphragme.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le muscle du diaphragme.


osteopathe-gene-respiratoire

Article écrit par Marie RAYBAUD, Ostéopathe

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