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Névralgie d'Arnold : l'ostéopathie pour soulager mes douleurs

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La névralgie d’Arnold (parfois appelé arnoldalgie ou arnoldite) est une douleur sur le trajet du nerf d’Arnold (ou nerf grand occipital). 

La douleur ressentie se situe souvent, à droite ou à gauche de la partie toute haute des cervicales, juste en arrière du crâne, et se dirige vers l’avant jusqu’à l’arrière de l’oeil. 

La cause de cela est une compression de la racine du nerf d’Arnold qui peut être la conséquence de plusieurs éléments : arthrose, hernie discale, neuropathie, contracture, déséquilibre structurel (manque de mobilité du rachis cervical) ; mais aussi : troubles de la sphère O.R.L. (oesophagite, cancer de la gorge), stress, troubles psycho-somatique.

Les traitements de la névralgie d’Arnold sont donc aussi multiples qu’il y a de causes. Le point commun entre toutes ces causes : des tensions locales ou loco régionales perturbant la bonne fonction neurologique. 

L'ostéopathie s'attachera à repérer et traiter ces tensions pour permettre le traitement de la névralgie d'Arnold. On évoquera par ailleurs d’autres thérapies : homéopathie, médecines traditionnelle chinoise et autres thérapies.

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Mieux comprendre la névralgie d'Arnold 

Voici une brève description anatomique de l’environment du nerf d’Arnold pouvant créer la névralgie.

L’occiput est l’os qui ferme en arrière le crâne (il est la jonction osseuse avec la colonne vertébrale), atlas et axis sont les noms donnés à la 1ère et 2ème vertèbre cervicale. Le nerf d’Arnold émerge entre l’atlas et l’axis et se fraye un chemin vers l’occiput au travers des muscles sous-occipitaux. Ces muscles font partie du plan musculaire profond du cou. Ils sont responsables d’une grand partie de la mobilité de la tête par rapport au cou et sont a ce titre constamment sollicités. D’autres muscles peuvent aussi jouer contre le nerf d’Arnold, on pense surtout aux muscles : érecteurs du rachis, long du cou, trapèzes, S.C.O.M., scalènes, élévateur de la scapula, etc.

L’espace hyoïdien est également un élément qui peut affecter le nerf d’Arnold. 

L’os hyoïde est en avant de la 3ème vertèbre cervicale. C’est une poulie osseuse qui permet la déglutition et qui fournie un port d’attache pour certains muscles du haut thorax, du cou, et de la tête. L’os hyoïde a des liens musclo-ligamentaire direct avec l’occiput (muscle digastrique par exemple). Les espaces pharyngo-laryngé et oesophagien, situés entre l’os hyoïde et les cervicales, ont aussi des liens privilégiés avec l’espace occiput atlas axis : muscle constricteur du pharynx notamment.

Tous ces éléments, et bien d’autres encore à distance, sont susceptibles de provoquer la névralgie d’Arnold.

L’ostéopathie, fer de lance dans l’arsenal thérapeutique de la névralgie d’Arnold 

L’ostéopathie est un chef de file dans le traitement de la névralgie d’Arnold. 

En effet c’est une thérapie qui fait partie des médecines holistiques, c’est à dire qui prend en compte le patient dans sa globalité. Son champ d’action est large et ses indications nombreuses : troubles musculo-squelettiques, digestif, gynécologique, etc. Par conséquent, dans le cas de la névralgie d’Arnold, qui est une pathologie aux origines multiples, l’ostéopathie permet de proposer un traitement particulièrement adapté. 

Sur cette pathologie, la problématique constante est celle autour de l’espace occiput atlas axis. Pour autant, elle est souvent liée à d’autres espaces en tensions formant un ensemble à décoder et traiter. On évoquera ici certains schémas de dysfonctions récurent, mais il est impossible de faire une liste de toutes les combinaisons possibles.

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Posture et névralgie d'Arnold

Les mauvaises postures sont souvent responsables de la névralgie d’Arnold. On peut penser au « dos rond », et à beaucoup d’autres troubles sur la position assise. Cela est particulièrement notable sur les travailles de bureaux et l’utilisation intensive des écrans. 

Par exemple, lorsqu’on approche trop le regard pour chercher une informations sur un texte écris petit, ou que l’écran n’est pas à hauteur du regard. Il y a presque une inversion des courbures du rachis : la cambrure lombaire (lordose) n’est plus concave vers l’arrière mais vers l’avant, la cyphose thoracique convexe vers l’arrière tend à la rectitude sur sa partie haute, et la lordose cervicale devient exagérée vers le haut et l’avant pour rétablir le regard droit devant. On observe donc souvent des dysfonctionnements au niveau des espaces charnières du rachis (point de mobilité entre les différents segments du rachis : lombaire, thoracique, et cervical). 

La charnière cervico-céphalique (cervicale - crâne) peut donc facilement être impactée. Elle est représentée principalement par un déséquilibre musculo-squelettique des espaces occiput atlas axis et hyoïdien : contractures, perte de mobilité du rachis cervical (on retrouve des problématiques similaires après un « coup du lapin » lors d’un accident de voiture).

A distances de cette zone, d’autres espaces sont susceptibles de fortement favoriser, en cascade la névralgie d’Arnold. Un fort déséquilibre au niveau de la zone lombo-abdomino-pelvienne ou plantaire peut par exemple affecter la charnière cervico-céphalique. 

La femme enceinte et la névralgie d'Arnold

Prenons l’exemple d’une femme enceinte ou ayant récemment accouchée. Pendant la grossesse plusieurs facteurs vont changer la posture : distension de la ceinture abdominale, prise de poids, augmentation de la laxité (l’élasticité des ligaments augmente). 

L’adaptation de la posture face à tout cela est importante ; notamment le ventre qui grossit et met progressivement du poids vers l’avant, le haut thorax pour ne pas partir vers l’arrière doit forcer pour se maintenir au centre. 

Cela crée une tension des muscles posturaux (paravertébraux notamment). A noter que ces muscles prennent attachent, entre autres, sur l’espace occiput atlas axis. 

Le sacrum (os médian du bassin et base du rachis) se retrouve aussi forcément en tension. Ce dernier à un fonctionnement biomécanique étroit avec l’occiput via la colline vertébrale et les méninges (gaine autour de la moëlle épinière). Dans ce climat déjà très tendu pour maintenir l’équilibre, s’ajoute l’excès d’élasticité ligamentaire qui ne permet plus un bon maintient de la structure. Les conséquences peuvent être multiples évidemment ; la névralgie d’Arnold est souvent présente. A noter que ces dysfonctionnements, si ils ne sont pas pris en charge, peuvent impacter suffisamment le corps de sorte que même des années plus tard des troubles peuvent persister.

Les troubles de l’oeusophage (oeusophagite), les cancers O.R.L (cancer laryngé, etc), le stress et les troubles psycho-somatique sont aussi une cause de contracture sur la zone occiput atlas axis susceptible de créer une névralgie d’Arnold. Il en est de même pour l’arthrose ou les hernies discales, excepté que dans ces cas, la compression sur la racine du nerf pudendal peut être direct. 

Pour les névralgies d’Arnold dont la cause est autre qu’un déséquilibre musculo-squeletique, l’ostéopathie ne traitera pas à proprement parler ces pathologies mais pourra soulager les tensions résultant de la pathologie primaire. 

L’ostéopathe pourra utiliser tout son panel de technique pour pouvoir apaiser les tensions corporelles et émotionnelles. Les techniques choisies sont toujours adapter au cas par cas. 

Les résultats cliniques sont généralement très positifs : diminution à disparition des symptômes, de leurs intensités, fréquences.

Les autres traitements de la névralgie d’Arnold : médecines, alimentation, médicaments 

D’autres thérapies peuvent être pertinentes pour traiter la névralgie d’Arnold. 

La kinésithérapie peut intervenir pour relâcher la structure musculaire : massages, électro-stimulation. Elle sera également utile pour tonifier si nécessaire les muscles nécessaires à une bonne posture. En ce sens le sport et les assouplissement sont également très intéressants. 

On peut aussi penser à la médecine traditionnelle chinoise et ayurvédique tant sur leurs pharmacopées que sur leur travail corporel comme l’acupuncture ou les massages tui na

La thérapie par ventouse, plus couramment connue aujourd’hui sous son nom anglais « cupping therapy », paraît aussi une possibilité de relâcher efficacement la structure musculaire. Cette thérapie a été mise de côté dans le monde allopathique, mais elle est toujours très présente dans les médecines traditionnelles chinoises et arabo-musulmane. Un des principes de ce traitement est la vasodilatation créée par l’aspiration de la ventouse. Cela permet d’obtenir localement une meilleur oxygénation des tissus et un meilleur drainage, ce qui favorise le relâchement du tissu musculaire notamment. 

 L’homéopathie peut également apporter un complément de traitement : l’arnica notamment parait un bon moyen de créer un effet antalgique et anti-inflammatoire général. 

Par ailleurs, dans l’alimentation on trouvera différentes ressources. On note tout particulièrement le curcuma qui présente des propriétés anti-inflammatoire significative. Cet effet est accentué, entre autre, lorsqu’il est associé à du poivre. On trouve à cet égard plusieurs « recettes de grands mère » qui pourraient, dans certains cas, concurrencer les médicaments de l’allopathie. De nombreux compléments alimentaires se développent à cet égard. 

Les médicaments proposés pour la névralgie d’Arnold sont le plus souvent des décontractants musculaires, des antalgiques, et des anti-inflammatoires (prévoyez-les davantage en seconde intention).


La névralgie d’Arnold est une pathologie dont l’origine peut être multiple. A cet égard une approche globale du soin à la personne et la collaboration des professionnels de santé est une bonne initiative. Les traitements doivent être adaptés en conséquence. L’ostéopathie est souvent une des solutions les plus appropriées, mais ce n’est pas la seule, d’autres peuvent être pertinentes : médecines traditionnelles chinoise, ayurvédique, et arabo-musulmane, kinésithérapie, homéopathie, psychosomatique, etc.

N.B : cet article n’a aucune prétention à l’exhaustivité. Les informations données ici ne pourraient être prises comme opérantes pour tous. D’abord parce que chaque patient est unique, ensuite parce qu’il ne s’agit là que d’hypothèses, même-si celles-ci sont tirées de cas concrets d’accompagnement de patients souffrant de névralgie d’Arnold, et d’échanges avec d’autres thérapeutes ayant accompagnés des patients dans la même situation.

Article écrit par Victor PILLEY, ostéopathe dans les Yvelines à Magny-Les-Hameaux

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