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Syndrome de Lacomme : l'ostéopathie pour traitement

syndrome Lacomme


Toutes les futures mères espèrent, bien sûr, vivre leur grossesse de manière épanouie et sereine, sans douleur ni désagrément... Mais, c’est sans compter sur les « petits maux de la grossesse » !

Les douleurs ostéo-articulaires de la ceinture pelvienne, plus communément appelées douleurs ligamentaires ou syndrome de Lacomme en font partie. 

Elles sont liées à des modifications physiques et biologiques indispensables au bon déroulement de la grossesse, de sa préparation jusqu’à l’accouchement. 

Le syndrome de Lacomme touche environ 20 % des femmes enceintes à partir du second semestre de grossesse dans les pays occidentaux.

Le syndrome de Lacomme est un syndrome bénin de la grossesse malgré l’intensité de la douleur ; ce syndrome ne présente aucun risque pour le fœtus. Pourtant, les douleurs sont particulièrement invalidantes et votre médecin généraliste sera bien démuni pour trouver une solution pour vous soulager. L'ostéopathie permet heureusement un traitement naturel, non douloureux et efficace grâce à des techniques adaptées à votre problématique. Non, vos douleurs ne sont pas une fatalité ! 

L’ostéopathie est ainsi une réponse légitime à ces troubles musculo-squelettiques du quotidien de la femme enceinte. Par son interrogatoire, ses tests, le traitement et ses conseils, l’ostéopathe sera en capacité de prendre en charge votre syndrome de Lacomme.

Qu’est-ce que le syndrome de Lacomme ?

Un peu d’histoire... Ce syndrome a été décrit pour la première fois par Maurice Lacomme en 1962. Il était alors ancien président de l’Académie Nationale de Médecine à Paris.

On retrouve diverses façons de le dénommer : syndrome « ostéo musculo articulaire abdomino pelvien bénin », « arthropathie de la symphyse pubienne », « instabilité de la symphyse pubienne ».

Le syndrome de Lacomme se manifeste par une douleur symphysaire basse, médiane, irradiant parfois dans la racine des cuisses, vers le bas, le plus souvent bilatérale. On peut également retrouver une irradiation vers les ligaments sacro-iliaques, en arrière.

Les symptômes peuvent apparaître à partir du premier trimestre de grossesse et en post-partum. Ils ont tendance, dans la majorité des cas, à disparaitre spontanément après l’accouchement.

Les patientes présentent souvent une démarche "en canard", avec une douleur à chaque impact du pied à la marche.

Quelles sont les causes du syndrome de Lacomme ?

Plusieurs raisons, essentiellement hormonales et biomécaniques, semblent être à l’origine des douleurs de la ceinture pelvienne.

  •  L’hypothèse hormonale : l’hormone « relaxine », comme son nom l’indique, permet l'assouplissement et la relaxation de l'utérus, des ligaments pelviens et de la symphyse pubienne. Cette hyper laxité ligamentaire accroît la mobilité des articulations pelviennes, à l’origine de l’élargissement des os pubiens et des douleurs de la symphyse pubienne à la marche.
  • L’hypothèse biomécanique : l’augmentation rapide du diamètre abdominal entraîne le centre de gravité vers l’avant, d’où une hyperpression et un déséquilibre au niveau du bassin. Ces phénomènes de microtraumatismes répétés entraîneraient des douleurs.

  Les autres hypothèses :

  • Hypothèses des carences : en potassium, en calcium et en magnésium
  • Hypothèse vasculaire : une pression excessive sur la veine cave inférieure lors de certaines positions prolongées comme le décubitus dorsale entraînerait une hyperpression douloureuse dans les veines pelviennes et lombaires, due à la compression de la veine cave par l’utérus.
  • Hypothèse génétique

Comment repérer et diagnostiquer le syndrome de Lacomme ? 

L’interrogatoire :

La patiente décrit des douleurs abdominales basses, vésicales et rectales avec sensations de pesanteurs pelviennes. De plus, au niveau lombo-sacré, les douleurs décrites par la patiente peuvent être à type de sciatique. Il est possible dans certains cas que la patiente présente une impression d’accouchement précoce.

Dans la plupart des cas, la douleur apparaît au cours de la 18e semaine, et atteint son pic d’intensité entre la 24e et la 36e semaine de grossesse.

La douleur occasionne une difficulté à se retourner dans le lit, une gêne à la marche qui peut aller jusqu’à l’impotence dans les cas les plus graves, avec impossibilité de parcourir de longues distances.

L'examen clinique :

Il n'existe pas d’examen spécifique pour déterminer si oui ou non la patiente présente un syndrome de Lacomme. Cependant, le toucher vaginal (réalisé par une sage-femme, par exemple) semble être l’un des tests les plus représentatifs de ce syndrome. Il peut mettre en évidence plusieurs zones douloureuses, partie osseuse retro pubienne, une autre en avant de l’épine sciatique ainsi qu’à la palpation et le crochetage du muscle releveur de l’anus.

Les examens complémentaires :

Il faut rappeler que le syndrome de Lacomme est considéré comme un trouble mineur de la grossesse et n’a pas de conséquences vitales pour le fœtus. Les examens biologiques sont donc normaux.

Les examens d’imagerie, pour la plupart, ne sont pas recommandés pendant la grossesse à cause du risque fœtal. Seule l’imagerie par résonance magnétique sans injection est recommandée (à éviter au premier trimestre). Le but principal de l’imagerie sera d’éliminer les diagnostics différentiels tels que la spondylarthrite ankylosante ou la lésion tumorale.

L'ostéopathie comme traitement au syndrome de Lacomme

L’ostéopathie fonctionne sur les principes de globalité du corps, d’homéostasie et de la relation structure / fonction.

L’ensemble de ces trois axes englobent ainsi le traitement du syndrome de Lacomme. 

L’hypothèse de base évoque l’hyperlaxité ligamentaire au niveau du bassin. Cette hyperlaxité est responsable de l’apparition des troubles musculo squelettiques de la patiente. Il va s’agir de rétablir la biomécanique physiologique de l’utérus en travaillant sur sa mobilité ainsi que sur son système d’attache.

Lors de la consultation, l’ostéopathe va s'adapter aux modifications morphologiques dues à l’avancée de la grossesse. Pour cela, il utilisera des techniques spécifiques à la femme enceinte et à la prise en charge en amont du futur bébé.

Un travail de modification des pressions abdominales et thoraciques aura une influence sur la physiologie des organes ainsi que sur la vascularisation.

Différentes techniques, notamment des techniques d'ostéopathe tissulaires, pourront être utilisées pour libérer les tensions responsables de la douleur. Ces techniques dites fonctionnelles sont non douloureuses et particulièrement adaptées au traitement du syndrome de Lacomme de la femme enceinte.

L’ostéopathe va tout au long de la grossesse avoir un travail éducatif postural. Il permettra d’assurer un équilibre confortable et une bonne mobilité physiologique. De plus, il est possible, pendant la consultation, que l’ostéopathe élargisse son examen et son traitement pour intégrer l’ensemble du corps à l’auto régulation de la douleur.


Vous pouvez contacter notre plateforme nationale (gratuit) si vous souhaitez être mis en relation avec un ostéopathe pédiatrique compétent dans la prise en charge de votre syndrome de Lacomme.

Prise en charge médicale classique du syndrome de Lacomme

Méthode classique médicamenteuse

La méthode médicamenteuse se base sur les principes physiologiques des hypothèses mise au jour sur le syndrome de Lacomme.

  • Le paracétamol est à prescrire en première intention, il est sans risque majeur pour la mère et le fœtus. En revanche, il ne présente qu’une faible action par rapport à l’intensité de la douleur dans le cadre du syndrome de Lacomme
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ont un bien meilleur effet. Cependant, ils sont contre-indiqués pendant la grossesse, sauf au deuxième trimestre de grossesse, pour un traitement n’excédant pas cinq jours. Il peut donc être utilisé lors des crises douloureuses majeures du deuxième trimestre, et surtout dans le post-partum.
  • Une infiltration locale de corticoïdes dans le cas d’une douleur ponctuelle et impotente au niveau de la symphyse pubienne.
  • Des complémentations dans les différentes carences : magnésium pour son effet anti-stress naturel ainsi que sur le système nerveux et musculaire. Les vitamines B1 permettant la production d’énergie à partir de glucides principalement et la vitamine B6 pour les effets myo-relaxants.

Remarque : Le site du Centre de Référence des Agents Tératogènes (CRAT) établit une liste des médicaments autorisés lors de la grossesse.


Quelques petits conseils en plus...


Quelques règles à suivre permettront de diminuer la sensation de douleur :

  • Le Repos : Il est conseillé de s’allonger sur le côté avec un coussin entre les cuisses, ceci permettra de soulager les lombaires ainsi que la pression excessive de la gravité sur le bassin
  • Eviter les longues marches, le piétinement ou les mouvements brutaux, en effet lors de la marche un cisaillement se met en place au niveau de la symphyse pubienne. Celle-ci aura tendance à réveiller l’inflammation
  • Utilisation de ceinture de grossesse : chaque praticien de santé aura son avis sur celle-ci ; elle ne convient pas à chaque femme enceinte ; en revanche, lors de long déplacement à pied, elle sera utile pour atténuer l’effet d’hyperpression sur le bassin en maintenant l’utérus en suspension.
  • Contrôler sa prise de poids pendant la grossesse permet également de réduire cette douleur.

Quelques exercices à faire à la maison

De nombreux exercices permettent de soulager et de potentialiser le bon rétablissement de ce syndrome. Les postures d’assouplissement permettent aux muscles et aux ligaments de se laisser étirer :

  • Le « Papillon » se pratique assise en tailleur, plante de pied contre plante de pied. Des petits balancements du corps permettent de rapprocher les fesses des pieds, et petit à petit de laisser descendre les genoux au sol.
  • Avec un départ à quatre pattes, la personne croise les jambes, de manière à placer le creux du genou contre la cuisse opposée, puis s’assoit tout doucement entre ses deux pieds. Cette position permet d’étirer l’articulation sacro-iliaque, et est particulièrement efficace lors de douleurs sur ces articulations.

Maintenant, vous avez toutes les clés en mains pour traiter votre syndrome de Lacomme, alors à vous de jouer !


Cet article vous est écrit par Thibaut CHASSET, Ostéopathe à Rouen 

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