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La névralgie clunéale, cette douleur entre les jambes...

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Douleur dans l'aine, en position assise, picotements au niveau de l'anus... Il n'est jamais facile de parler des ses douleurs dans la région périnéale. La névralgie clunéale est pourtant une pathologie handicapante, sous-diagnostiquée. Son impact physique autant que psychique est particulièrement important. Comment la diagnostiquer ? Quelle différence avec la névralgie pudendale ? Quel traitement naturel avant de penser à la chirurgie ? 

La névralgie clunéale c’est quoi ?

Cette pathologie correspond à une atteinte du nerf clunéal.

Ce nerf est une branche du nerf cutané postérieur de la cuisse anciennement appelé nerf petit sciatique. Il prend son origine au niveau du sacrum pour descendre le long de la fesse puis de la cuisse jusqu’au genou. Lors de son passage au niveau de la fesse, une branche appelée nerf clunéal se crée. Cette collatérale clunéale continue alors son trajet au niveau de la fesse, sous l’ischion, qui correspond à l’os sur lequel on s’assoit. Le nerf clunéal va ensuite rejoindre la région latérale à l’anus puis des grandes lèvres sans pour autant atteindre l’anus, la vulve, le vagin, la verge ou encore le clitoris. En effet, ce nerf clunéal n’a pas de fonction et d’innervation pour ces différents organes pelviens, à la différence de plusieurs nerfs au niveau du bassin, et en particulier le nerf pudendal.

La connaissance anatomique et physiologique de ce nerf clunéal est récente, ce qui rend le diagnostic ainsi que le traitement de cette pathologie complexes.

Les dernières recherches ont montré l’existence de ce nerf et de la névralgie clunéale. Cette névralgie causée par une compression de ce nerf, peut être engendrée par le muscle piriforme ou l’os ischion :

  • En effet, sur son trajet, le nerf clunéal rencontre le piriforme, qui est un muscle au milieu de la fesse. Une tension au niveau de ce muscle entraîne alors une atteinte du nerf cutané postérieur de la cuisse et une névralgie clunéale également.
  • Cette atteinte peut également être provoquée par une compression au niveau de l’os ischion. Lors de son trajet, le nerf clunéal passe sous l’ischion. Une perte de mobilité dans cette zone peut donc venir créer une tension sur les structures et être à l’origine de différents symptômes.
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Quels sont les symptômes de la névralgie clunéale ?

Comme de nombreuses atteintes nerveuses, les patients atteints de névralgie clunéale décrivent des picotements, des fourmillements, des décharges électriques ou encore des sensations de brûlures. Ces douleurs sont ressenties dans le pli de l’aine, à l’intérieur de la fesse, proche de l’anus ou des grandes lèvres.

Lorsque cette atteinte nerveuse est causée par la compression du piriforme, ces engourdissements sont associés à des douleurs dans la fesse puis à l’arrière de la cuisse jusqu’au genou, symbolisant l’atteinte du nerf cutané postérieur de cuisse également.

Ces douleurs n’occasionnent pas de réveil nocturne. La position assise provoque de fortes douleurs qui, à terme, deviennent très handicapantes. En effet, les compressions au niveau de l’ischion et du piriforme sont augmentées lorsque l’on s’assoit sur l’os et sur les muscles des fesses. La position allongée sur le dos est donc la seule qui soulage le patient de ces sensations de picotements intenses.

La névralgie clunéale est très souvent accompagnée d’une perte de mobilité du bassin limitant alors la marche et la rendant, à terme, difficile à exécuter.

Avec le temps, l’intensité et la fréquence des douleurs deviennent plus fortes jusqu’à devenir invalidantes. La station assise est alors presque impossible. L’appui sur les jambes provoque de fortes douleurs qui empêchent la position debout et impliquent l’utilisation de béquilles pour aider à la marche. En plus de cette perte de stabilité sur les deux jambes, des coups de poignards sont ressentis à chaque mouvement de rotation du bassin, rendant également la marche très douloureuse.

Dès les premiers symptômes, la névralgie clunéale a un impact négatif sur la qualité de vie des patients. En effet, l’augmentation des douleurs et l’incapacité de maintenir la position assise rendent de nombreuses activités compliquées (travail, cinéma, restaurant…). Cela aura pour effet un isolement social difficile à vivre par la personne. De plus, le retard de diagnostic associé à l’inquiétude du patient de ne pas connaître l’origine de ces douleurs, ajoutent une composante psychologique à cette pathologie. Des symptômes tels que de la fatigue, une dépression ou des insomnies sont donc souvent retrouvés dans la névralgie clunéale.

Un diagnostic compliqué pour cette pathologie

Le diagnostic de cette atteinte nerveuse est très difficile et souvent confondu avec une sciatique ou une névralgie pudendale.

Tout d’abord, les douleurs pelviennes (grandes lèvres, région de l’anus, fesse…) restent difficiles à évoquer par le patient, ce qui rend la première consultation tardive, retardant alors également la prise en charge. Il est donc important que les patients consultent et expliquent l’ensemble de ces symptômes aux professionnels de santé qui sont formés pour écouter et aider l’ensemble des douleurs du corps humain.

Un diagnostic rapide permet un traitement plus efficace et une diminution des douleurs.

Comment différencier la névralgie pudendale et la névralgie clunéale ?

Ajouté à cette peur du patient d’évoquer ces douleurs, le diagnostic reste difficile et parfois confondu avec la névralgie pudendale. En effet, ces deux pathologies provoquent des douleurs dont la localisation est très proche voire semblable (petit bassin, fesse, périnée, région anale…). Le trajet des deux nerfs étant avoisinants, les structures à l’origine de leur compression sont parfois identiques (par exemple, le piriforme). L’aggravation des symptômes en position assise augmente la similitude entre ces deux névralgies. Cependant, il est important de noter que la névralgie pudendale peut toucher l’anus, les voies urinaires ou encore les organes génitaux qui ne seront pas affectés dans la névralgie clunéale.

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Les traitements pour soulager cette névralgie clunéale

Le diagnostic souvent difficile entraîne un traitement tardif et l’apparition de complications. Il est donc important de consulter rapidement lorsque de tels symptômes apparaissent pour permettre une prise en charge adaptée et efficace.

Prise en charge médicale de la névralgie clunéale

Plusieurs traitements médicaux sont possibles :

  • des infiltrations de corticoïdes peuvent être prescrites au niveau d’un ligament du bassin, du canal du piriforme ou encore de la face interne de l’ischion.
  • la prescription de médicaments comme des antiinflammatoires et des anti-douleurs peut aider parfois à soulager les douleurs. 
  • de la radiofréquence pulsée peut être incorporée dans la prise en charge de ces douleurs. Cela consiste à diminuer la transmission des messages nerveux en stimulant le nerf localement avec une aiguille. L’énergie électrique envoyée est transformée en chaleur ce qui viendra stimuler et soulager le nerf clunéal.
  • la chirurgie peut également être prescrite pour permettre de débloquer les structures à l’origine de la compression du nerf.
Ces techniques médicales ont des résultats variables et n’ont pas toujours un effet durable. Il est donc important de les associer à des techniques manuelles comme la kinésithérapie ou l’ostéopathie ainsi qu’à une bonne hygiène de vie et une ergonomie de travail correcte.

Prise en charge de la névralgie clunéale en kinésithérapie

La kinésithérapie permet en effet de diminuer les tensions sur le piriforme et l’ensemble du bassin à l’aide de massage doux et d’étirements locaux. Une bonne hygiène de vie (sommeil, alimentation, mobilité…) permet un meilleur fonctionnement global du corps qui pourra lutter de manière plus optimale contre ces douleurs.

De plus, il est primordial de conserver une mobilité générale et également du bassin. La marche est donc un excellent moyen de conserver des mouvements et de combattre les complications de la névralgie clunéale. La position assise entraîne des douleurs importantes. Des coussins existent afin d’éviter les compressions trop fortes pendant le maintien de cette posture.

Encadrement paramédical : prise en charge de l'impact psychologique

Comme évoqué précédemment, l’impact psychologique de cette névralgie clunéale est réel. Une prise en charge psychologique (sophrologie, hypnose, méditation, respiration…) permet donc de mieux combattre ces douleurs. L’activité physique aura également un rôle à jouer dans ce traitement psychologique de la névralgie et dans la conservation de la mobilité.

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L’ostéopathie comme traitement naturel symptômes de la névralgie clunéale

Associée à une prise en charge médicale, l’ostéopathie est une alliée dans le traitement de la névralgie clunéale. Douce et peu intrusive, cette thérapie globale permet de diminuer les symptômes. Tout d’abord, l’ostéopathie peut diminuer de nombreuses tensions au niveau des tissus (muscles, fascias…) et éviter les contractions du piriforme parfois à l’origine d’une compression du nerf.

Des techniques articulaires aident à conserver ou à redonner de la mobilité au bassin et aux lombaires. Une bonne mobilité des iliaques, de la symphyse pubienne, du sacrum ou encore du coccyx diminue les contraintes exercées sur l’ischion et donc sur le nerf clunéal.

L’ostéopathie, par une prise en charge globale, permet de déterminer la potentielle origine d’une perte de mobilité de la zone lombo-pelvienne ou des tensions trop importantes sur des tissus.

En effet, des techniques sur l’abdomen peuvent être réalisées par le thérapeute. Des signes digestifs (ballonnements, constipations, douleurs…) peuvent venir sur-solliciter les viscères et provoquer des tensions sur ces organes et leurs attaches. Reliées aux squelettes, ces tensions viscérales auront pour conséquences des pertes de mobilité du bassin et une augmentation des tensions sur la zone. De l’ostéopathie viscérale peut donc être indiquée pour traiter l’origine de cette compression lombopelvienne sur le nerf clunéal.

Une perte de mobilité des membres inférieurs entraîne des appuis plus importants d’un côté ou de l’autre qui, à terme, viennent perturber la stabilité du bassin. Cette modification des appuis a pour conséquence une tension trop importante sur les muscles stabilisateurs du bassin et notamment le piriforme. Cette contraction musculaire peut être à l’origine de la névralgie clunéale. Il est donc important de redonner de la mobilité aux membres inférieurs pour permettre des appuis optimaux et une tonicité musculaire correcte.

L’ostéopathie, en plus d’aider au traitement, est très utile pour la prévention de ces douleurs. En effet, elle permet de conserver la mobilité de l’ensemble du corps (rachis, bassin, abdomen, membres inférieurs) et diminuer la tension tissulaire (muscles, ligaments, fascia). Cela limite donc les contraintes sur le nerf et l’apparition d’une névralgie clunéale.

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