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La névralgie pudendale soignée par mon ostéopathe

nevralgie pudendale

Marie RAYBAUD, ostéopathe et spécialisée en névralgie pudendale au sein du premier réseau d'ostéopathes de France REFLEX OSTEO, nous livre cet article complet pour mieux comprendre l'interêt de l'ostéopathie dans la prise en charge de la névralgie pudendale.


La névralgie pudendale soignée par mon ostéopathe

L’ostéopathie est d’un intérêt notable pour traiter la névralgie pudendale car c’est une médecine complémentaire proposant un traitement efficace qui permet de limiter les contraintes mécaniques exercées sur le nerf pudendal. Ainsi elle pourra limiter les tensions au niveau de la région pelvienne et l’inflammation du nerf, tout ceci avec des techniques douces, non invasives, et sans effets secondaires.

Votre ostéopathe va donc repérer et tendre à relâcher toutes les tensions de la région lombo-pelvienne qui peuvent perturber ce nerf, en particulier les éléments en rapport anatomique étroit avec ce dernier, comme par exemple le muscle piriforme, les ligaments sacro-sciatiques, etc… 

Du diagnostic de la névralgie pudendale au traitement ostéopathique : 

    Lors de l’installation des douleurs, la première chose à faire est d’aller consulter votre médecin traitant. Le diagnostic est surtout clinique mais il peut être confirmé par un « bloc anesthésique du nerf pudendal positif » : l’examen révèle une diminution des douleurs de manière passagère lorsque le nerf pudendal est anesthésié.  

    Selon l’avis de votre médecin et la nature de votre névralgie pudendale, il pourra vous orienter vers des spécialistes de la névralgie pudendale ou des spécialistes en gynécologie et urologie. 

    Si ces spécialistes ne trouvent pas la cause des douleurs, des examens complémentaires devront être faits. Cette atteinte a la particularité de ne pas se détecter aux examens traditionnels (bilan sanguin, scanner, radio, IRM…). 

    L’imagerie est presque toujours normale et les irritations présentes sur le trajet du nerf pudendal ne sont pas visibles. Il est cependant nécessaire de réaliser ces examens pour écarter définitivement d’autres pathologies. 

    D’autres examens sont plus intéressants comme un électromyogramme des réflexes sacrés étagés, ainsi qu’un écho-doppler et une échographie, pouvant permettre à la fois de préciser le diagnostic de névralgie pudendale et également d’écarter d’autres causes étiologiques.

    Ainsi et dès lors que toute origine pathologique réelle est éliminée, le corps médical peut attribuer les douleurs de la névralgie pudendale à un dysfonctionnement musculo-squelettique, ainsi vous pouvez de ce pas aller consulter votre ostéopathe pour tenter de soulager au mieux votre quotidien. 

    Certaines fois, il est possible que votre ostéopathe participe au diagnostic : par exemple, si vous êtes suivi par un thérapeute en ostéopathie depuis des années, vous pourriez très bien le consulter sans passer par votre médecin, pour des douleurs lombaires ou pelviennes, sans savoir forcement qu’il s’agit d’une névralgie pudendale. 

    Effectivement, les symptômes sont vastes et varient d’un individu à l’autre, ce pourquoi il n’est pas rare de passer à côté du diagnostic, d’autant plus que les douleurs peuvent s’installer de façon progressive sans faire suspecter une névralgie pudendale au départ. Ainsi, si votre ostéopathe suspecte des signes de névralgie pudendale, il pourra vous réorienter vers votre médecin traitant, c’est son devoir et il est primordial de commencer par un avis du médecin s’il s’agit bien d’une névralgie pudendale. 

    Bien souvent la névralgie pudendale n’est pas la conséquence d’une pathologie, elle est souvent simplement due à un déséquilibre musculo-squelettique, qui dans le temps, entraine une congestion importante au niveau pelvien et une irritation du nerf par des structures en tensions que nous allons détailler. 

    Même si c’est bien souvent le cas, il faut quand même et avant tout écarter toute cause plus grave comme une tumeur ou une pathologie inflammatoire, afin de la traiter. En effet le traitement ne sera pas du tout le même s’il s’agit d’une tumeur au niveau d’un os ou d’un organe ou s’il s’agit simplement de contraintes mécaniques musculo-squelettiques, pouvant être libérées par votre ostéopathe. 

     L’ostéopathie dans la prise en charge de la NP :

    Ostéopathie spécifique au niveau de la région lombo-pelvienne 

      Lors de son cheminement dans la région pelvienne, le nerf pudendal traverse certaines zones tissulaires qui peuvent être en tension. 

      Il est en rapport anatomique avec différentes structures qui peuvent le gêner au cours de son trajet, et ainsi déclencher des douleurs de type neuropathiques comme nous avons pu le voir dans le précédent article sur la NP. Parmi ces éléments, on trouve globalement : les vertèbres lombaires et le sacrum, certains muscles de la hanche, plus particulièrement le muscle piriforme, les éléments passant dans les fosses infra-piriforme et ischio-rectale, le ligament sacro-tubéral, le ligament sacro-épineux, ainsi que le Canal d'Alcock et les différents organes du petit bassin. 

      En effet, il peut exister des raideurs au niveau de la ceinture pelvienne se manifestant par un manque de mobilité ou une rigidité de certains éléments cités ci-dessus. Ces dysfonctionnements ostéopathiques, qu’ils soient osseux, tissulaires ou organiques, sont susceptibles de perturber la dynamique et l’état de tension dans la région lombo-pelvienne du nerf pudendal, il faudra donc absolument que votre ostéopathe investigue cet environnement et ces structures et les normalise pour permettre à ce nerf d’emprunter librement son trajet, sans contraintes mécaniques.  

      Rappelons le trajet anatomique du nerf pudendal pour mieux comprendre le rôle de l’ostéopathie dans la diminution de l’irritation nerveuse :

      Les racines S2, S3 et S4 du nerf pudendal proviennent de la moelle épinière au niveau lombaire puis traversent le canal médullaire, empruntent le filum terminal et la queue de cheval, et émergent au niveau des trous sacrés sur la face antérieure du sacrum

      Les fibres du nerf pudendal peuvent donc être irritées à leur origine et au niveau de leur trajet dans la moelle par un trouble de mobilité important au niveau des vertèbres lombaires, pouvant également générer une raideur tissulaire du sac duremérien à ce niveau. 

      Par exemple, suite à un accouchement traumatisant avec péridurale, une rigidité à un étage lombaire peut persister et s’aggraver dans le temps et ainsi mettre en tension la dure-mère à cet étage.

      Comme l’origine des racines provient de cette zone, elle est importante à libérer pour votre ostéopathe. Le sacrum peut être responsable de l’irritation nerveuse au niveau de l’émergence des racines à travers les trous sacrés. 

      Par exemple, il peut subir un impact lors d’une chute sur les fesses, et se « bloquer » notamment par rapports aux os iliaques, il en découlera comme un « frottement » mécanique au niveau de la sortie des filets nerveux se manifestant par des douleurs. 

      Les racines nerveuses sont ensuite accolées au muscle piriforme, devant lui,et se rejoignent pour former lenerf pudendal. Ainsi, si le muscle piriforme est contracté ou tendu, il peut exercer une contrainte mécanique sur les fibres du nerf et provoquer l’inflammation de celui-ci. En vue de libérer le passage nerveux, votre praticien veillera donc à relâcher ce muscle s’il existe un spasme musculaire. De plus, le muscle piriforme s’insère sur le fémur, d’où l’intérêt pour votre thérapeute d’examiner l’articulation de la hanche. 

      Le nerf pudendal proprement dit va ensuite quitter le bassin par la grande échancrure sciatique, délimitée par le muscle piriforme et l’épine sciatique (protubérance osseuse de l’os iliaque). Une malposition de l’os iliaque due à une chute ou à un trouble postural peut alors modifier la position de l’épine sciatique dans l’espace et ainsi venir comprimer ou gêner le nerf.  Le muscle piriforme et certains muscles pelvi-trochantériens comme l’obturateur interne, peuvent aussi irriter le nerf pudendal s’ils sont contracturés ou en tension.   

      Puis ce nerf passe ensuite à travers la pince formée par les ligaments sacro-sciatiques : une rigidification tissulaire du ligament sacro-épineux ou sacro-tubéral peut provoquer ou participer au processus inflammatoire du nerf pudendal, d’où l’importance pour votre ostéopathe d’investiguer le bassin osseux et ligamentaire dans son entité.

      Le nerf pénètre ensuite dans le canal fibreux d’Alcock et les branches terminales continuent leurs cheminements dans la cavité pelvienne en rencontrant certains muscles et organes pour arriver enfin aux structures cibles qu’elles doivent innerver. Le coulissement correct du nerf dans sa loge peut être perturbé par des tensions tissulaires sur le canal d’Alcock ou sur les fascias et muscles du plancher pelvien. 

      De plus, les organes du petit bassin peuvent également manquer de capacité de glissement les uns par rapport aux autres et être responsable de l’emprisonnement mécanique des terminaisons nerveuses. Il découlera de ces phénomènes une congestion au niveau de la loge pelvienne et un terrain propice à l’inflammation chronique du nerf pudendal. 

      Tous les éléments que nous venons d’énoncer (osseux, musculaires, ligamentaires, fasciaux) peuvent être travaillés par votre ostéopathe, il visera par ce biais à réduire les phénomènes de compression, de tension et de congestion au niveau de ce nerf pudendal et va donc permettre de diminuer l’inflammation et les douleurs.  

      Pour résumer, votre thérapeute viendra investiguer globalement toute la sphère lombo-pelvienne :

      • Le bassin et son cadre osseux (sacrum, os iliaques, hanches et coccyx).
      • Les muscles étroitement liés à la névralgie pudendale : les muscles du périnée, le muscle piriforme, l’obturateur interne. 
      • Les ligaments impliqués dans cette maladie : ligament sacro épineux, ligament sacro-tubéral.
      • Les organes du petit bassin : rectum, vessie, utérus, trompes, ovaires, prostate. 
      • Lieu de passage du nerf pudendal dans le canal d’Alcock. 

          Ostéopathie globale visant à diminuer les contraintes mécaniques sur la sphère pelvienne 

      Une séance d’ostéopathie tient compte avant tout de la globalité du patient. 

      L’ostéopathe pourra également réduire la pression exercée par les organes digestifs sur la zone pelvienne en visant à normaliser l’équilibre des pressions thoracique, abdominale et pelvienne. 

      En effet en libérant également les zones de tensions propres à chaque patient, l’ostéopathe va harmoniser l’ensemble du corps et par ce biais, il va permettre une meilleure répartition des pressions entre les sphères crânienne, thoracique, abdominale et pelvienne. 

      Ce traitement est un traitement global qui tient compte du patient dans son entité et qui n’est pas seulement axé sur la zone pelvienne. S’il existe des dysfonctionnements musculo-squelettiques vertébraux, viscéraux, crâniens, ou autres (membres inferieurs par exemple), ils peuvent influencer l’état de tension des structures de la région pelvienne en exerçant des contraintes de pressions ou de traction sur ces dernières.  

      Si vous souhaitez consulter un ostéopathe compétent pour traiter votre névralgie pudendale, contactez-nous. Nous nous ferons un plaisir de vous aider et de vous mettre en relation avec un ostéopathe référencé "névralgie pudendale" le plus proche de chez vous. 

      Cet article est écrit par Marie RAYBAUD, Ostéopathe à Cannes et alentours (St Tropez...)

      Marie RAYBAUD ostéopathe Cannes
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