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Ostéopathie, symptômes et diagnostic de l'endométriose

endométriose et ostéopathie

Ostéopathie : symptômes et diagnostic de l'endométriose 


Mal de dos, mal au ventre, troubles urinaires... Lors de sa consultation, l'interrogatoire et l'examen clinique permettent parfois à l'ostéopathe de suspecter une endométriose. Quels sont les signes à rechercher ? Quelle est la place de l'ostéopathie dans le diagnostic de l'endométriose ? 

Pour en savoir plus, vous pouvez également lire notre article : " l'ostéopathie permet de mieux comprendre pourquoi toutes ces douleurs de l'endométriose

Mieux comprendre l’endométriose 

    L'utérus a pour fonction principale de recevoir et d’être le lieu du développement de l'embryon, puis du fœtus au cours de la grossesse. Il s'agit d'un organe musculaire creux, constitué d'une paroi formée de trois couches, de l’extérieur vers l’intérieur : le périmètre, le myomètre, et l’endomètre : le revêtement muqueux interne, soit la muqueuse utérine. 

    L'endomètre subit des modifications de forme et de fonction par l’intermédiaire des hormones sexuelles. A chaque cycle de menstruations, l'utérus se prépare à l'implantation d'un ovule fécondé, pour cela, il s’épaissit. Lorsque l'implantation n'a pas lieu, la partie superficielle de l'endomètre créée par l’effet hormonal est éliminée (processus des règles). 

    L’endométriose est une maladie gynécologique qui se caractérise par la présence et le développement de muqueuse utérine (endomètre) hors de la cavité utérine. Ces fragments de muqueuse utérine suivent le même rythme hormonal que l’endomètre et produisent du sang tous les 28 jours (cycle menstruel).  On peut observer ce phénomène généralement dans la cavité péritonéale et au niveau des ovaires, du col utérin, des trompes, des ligaments, du vagin, mais aussi dans les organes digestifs : vessie, rectum, colon, rein, …

    Cette pathologie est souvent sous-estimée : en moyenne 10 à 20 % des femmes en souffrent, mais la plupart attendront entre 6 et 10 ans avant le bon diagnostic.

    Cette affection touche plutôt les femmes de 25 à 45 ans n’ayant pas ou peu d'enfants, souvent avec un passé gynécologique opératoire, ou des règles précoces, (avant 11 ans) longues, douloureuses, avec des cycles menstruels courts (moins de 27 j).

    La cause majeure de cette maladie reste inconnue, elle pose encore beaucoup de questions sans réponse. Plusieurs facteurs étiologiques peuvent rentrer en compte : facteur environnementale, génétique, infectieux, et auto-immun.  

    Quelques hypothèses tentent d'expliquer la genèse de l'endométriose :

    • Reflux de sang menstruel contenant des cellules endométriales dans la cavité péritonéale lors des règles
    • Présence de cellules pluripotentes dans le tissu du péritoine, qui sont capables de se différencier en tissu comme le tissu endométrial.
    • Dissémination de cellules endométriales dans l’organisme due à leur diffusion dans les vaisseaux puis dans la circulation systémique lors des menstruations.



    Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

      • Règles douloureuses et saignements (métrorragie= saignements en dehors des règles, rectorragie)
      • Infertilité (30 à 50 % des cas)
      • Troubles digestifs (diarrhée, constipation)
      • Troubles urinaires (brûlures, mictions fréquentes, sang dans les urines)
      • Fatigue chronique pouvant altérer la qualité de vie
      • Douleurs pelviennes (du nombril au bas ventre) et lombaires (lombalgie, sciatique, cruralgie)
      • Dyspareunie : douleur pendant les rapports sexuels

      Le symptôme le plus fréquent de l’endométriose retrouvé chez 50 à 90% des femmes est la douleur, elle peut être sous forme de règles douloureuses (dysménorrhée), de douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie), de douleurs pelviennes courantes, de défécation douloureuse, de difficulté pour uriner (dysurie), de douleurs lombaires, abdominales, de douleurs pelviennes ou lombaires pouvant irradier jusque dans la jambe (cruralgie).

      Les dysménorrhées sont presque toujours présentes dans le cadre de cette pathologie. Il s’agit bien souvent de douleurs intenses pendant les règles, invalidantes entraînant une incapacité totale ou partielle pendant quelques jours, nécessitant le recours à des antalgiques puissants et même morphiniques pour les cas les plus sévères. Pour ces femmes atteintes, il sera alors impossible de mener une vie normale, professionnelle, familiale et intime, que ce soit pour quelques jours ou durablement, pouvant aller jusqu’à l’incapacité de faire un effort physique, que ce soit soulever un sac ou simplement tenir debout.

      La dyspareunie est très fréquentes, il s’agit de douleurs pendant et après les rapports sexuels. Elle peut être présente tout le temps ou seulement à certains moments du cycle. Parfois, elle est plus fréquente dans certaines positions. L’intensité de la douleur peut aller d’une gêne modérée à une incapacité totale d’avoir des rapports.



       Infertilité et endométriose  

      30 à 50 % des femmes atteintes d'endométriose ont des problèmes de fertilité. Les mécanismes n'en sont pas clairs et sont parfois multiples.

      L'endométriose est une maladie avec une évolution variable en fonction de chaque cas, avec parfois des régressions spontanées, mais bien souvent elle perdure et reste invalidante. Après traitement chirurgical, la récidive est assez fréquente dans un délai de quelques mois à quelques années.

      Lors de la grossesse, quand elle est possible, il y a régression de l'endométriose et les femmes ayant été enceintes ont moins de risque de récidiver.

      L'endométriose régresse en général naturellement vers l'âge de 40 à 45 ans et disparaît à la ménopause ou en cas d’ablation de l'utérus et des ovaires.

      Diagnostic de l’endométriose et examens complémentaires 

        La place de l’ostéopathie dans le diagnostic :

        De nombreuses femmes vont consulter un ostéopathe pour des douleurs de dos, des douleurs lombaires, du bassin. De plus, l’ostéopathie commence a être reconnue aujourd’hui pour intervenir dans de nombreux domaines. Certaines femmes vont donc également consulter un ostéopathe pour des pesanteurs pelviennes, des douleurs pendant les règles ou des douleurs pendant les rapports sexuels.

        Que ce soit pour des douleurs osseuses, musculaires, ou pelviennes, une femme peut consulter un ostéopathe, sans avoir forcement consulté son médecin avant. 

        En tant qu’ostéopathe, nous pouvons, si besoin, proposer à une patiente chez qui beaucoup de symptômes sont présents, une exploration médicale plus approfondie par son médecin. Ainsi, si nous jugeons que le motif de consultation d’une femme n'est pas uniquement du ressort de l’ostéopathie (douleurs lombaires et pelviennes persistantes et récidivantes, douleurs intenses pendant les règles à chaque cycle, dyspareunie importante, …), nous pouvons la réorienter et participer à l’éventuel diagnostic d’une pathologie telle que l’endométriose.

        Les examens complémentaires :

        • Échographie /Échographie pelvienne

        Examen qui permet de visualiser les organes internes notamment pour déceler la présence de kystes ovariens. Les autres lésions peuvent malheureusement passer inaperçues.

        • IRM

        Technique d’imagerie permettant d’obtenir des vues en 2D ou 3D. Cet examen offre une observation précise des organes internes. Dans le cas d’une endométriose, l’IRM permet de détecter des kystes, des nodules ou des lésions. Elle est utilisée afin notamment de confirmer et de détailler les résultats de l’échographie.

        • Hystérographie ou Hystérosalpingographie

        Examen radiologique de l’utérus et des trompes après l’introduction d’un liquide opaque dans le col de l’utérus, qui a un rôle important dans l’exploration d’une infertilité. L’hystérographie permet ainsi de rechercher les malformations ou les déformations de la cavité utérine ou la perméabilité des trompes.

        • Échographie endorectale

        Réalisation d’une échographie pelvienne à l’aide d’une sonde introduite dans le rectum pour les cas d’endométriose profonde qui pourraient concerner le rectum.

        • Coloscanner à l’air, coloscopie virtuelle,

        Examens permettant l’exploration fine du rectum et du colon.

        • Cœlioscopie (examen chirurgicale)

        Technique chirurgicale se traduisant par l’introduction d’une petite caméra par le nombril, et de différents instruments, elle permet un diagnostic plus complet mais est surtout recommandée lors d’une intervention chirurgicale à but curatif. Elle permet de visualiser précisément les lésions et de faires des prélèvements qui confirment le diagnostic. A l’aide des instruments chirurgicaux, elle permet d’effectuer des interventions très difficiles dans le but de soigner la patiente.

        L'ostéopathie a donc toute son importance dans le diagnostic et le dépistage de l'endométriose. Bien sûr, l'ostéopathe agira en complémentarité de cercle pluridisciplinaire compétent dans ce domaine. Il saura vous réorienter et vous accompagner lors des différentes étapes du traitement de l'endométriose (traitement de fond, après une chirurgie, etc...). 

        Cet article est écrit par Marie RAYBAUD, Ostéopathe à Cannes et alentours (St Tropez...)

        Marie RAYBAUD ostéopathe Cannes




        Vous pouvez contacter notre réseau national d'ostéopathes ; nous vous mettrons en relation avec un ostéopathe proche de chez vous compétent dans le traitement de l'endométriose. 





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