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J'ai mal à la fesse : 7 explications pour comprendre et soulager

Douleur-fesses-sciatique
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Vous avez mal à la fesse ? Vous pensez à une sciatique ? Ce n'est pas forcément ça ! Une douleur dans la fesse peut avoir plusieurs origines selon ses caractéristiques. Elle peut être la manifestation d’une pathologie traumatique, musculaire, neuropathique ou viscérale (fractures, tendinites, névralgies, pathologies rectales). 

On vous aide à comprendre et soulager vos douleurs au niveau de la fesse !

1 - Un traumatisme à l'origine de votre douleur à la fesse ?

Une douleur au niveau de la région de la fesse peut se manifester suite à un traumatisme important avec possibilité de fracture au niveau du bassin ou des lombaires. Les fractures du bassin et des lombaires surviennent lors de chocs violents, souvent lors d’un grave accident de voiture ou d’une chute sur les fesses ou le bas du dos, d’une certaine hauteur. Chez les personnes âgées, un simple traumatisme banal peut parfois produire une lésion osseuse de ce type (fractures tassements de la colonne, fracture isolée du bassin, …).

Les fractures de coccyx, de sacrum et d’ischion auront tendance à déclencher de vives douleurs au niveau de région de la fesse. Les fractures de la colonne vertébrale lombaire notamment L4 et L5 provoqueront de vives douleurs lombaires et seront également susceptibles d’engendrer une douleur dans la fesse par irritation du nerf sciatique.

Un traumatisme important au niveau du bassin ou des lombaires peut également entraîner un hématome, des lésions musculaires, nerveuses (atteinte des nerfs périphérique), neurologiques (atteinte de la moelle épinière), et viscérales.

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Dans ce contexte, l’origine traumatique des douleurs et les signes de gravité associés (hématome, paralysie, signes généraux, …) forment une urgence thérapeutique médicale. Devant tout traumatisme, votre ostéopathe devra donc écarter cette cause là avant d'envisager d'autres pathologies responsables de douleurs à la fesse.

2 - Et si c'était musculaire ?

Le muscle moyen fessier et le muscle pyramidal (ou piriforme) peuvent provoquer des douleurs à la fesse.

La tendinite du moyen fessier

Elle se caractérise par une inflammation du tendon du muscle moyen fessier. Ce muscle s’insère sur la partie postéro-externe de l’os iliaque et son tendon est rattaché au grand trochanter (relief palpable situé la face latérale haute de la cuisse, à l’extérieur de la hanche). Il est stabilisateur latéral du bassin, notamment en appui unipodal, il est donc fortement sollicité pour l’équilibre à la marche et encore plus lors de la course. Ainsi, la tendinite du moyen fessier est une pathologie fréquente chez les coureurs.

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Symptômes de la tendinite du moyen fessier

Elle se manifeste par une douleur de la fesse au niveau de sa face externe et postérieure. Cette douleur se déclenche essentiellement dans des positions ou circonstances précises, liées à une mise en tension du tendon. Elle peut apparatre lors de la position debout ou assise prolongée, lors de la position sur le côté pour dormir, lors de la monté et descente des escaliers et lors de la marche notamment la marche prolongée ou la course. Elle est, en général, améliorée par le repos. Une douleur peut également être déclenchée par une palpation ou pression au niveau du grand trochanter (lieu d'insertion du tendon du muscle moyen fessier).

Une bourse séreuse se positionne entre les tendons des muscles fessiers et le trochanter afin de permettre le glissement des tendons sur l’os en limitant la friction lors des mouvements. Elle peut également subir une inflammation lors de la tendinite du moyen fessier et ainsi augmenter les douleurs.

Causes et facteurs favorisant la tendinite du moyen fessier

Les principales causes de la tendinite du muscle moyen fessier résultent de facteurs mécaniques liée à une utilisation importante, inhabituelle ou anormale du tendon du muscle moyen fessier :

  • une blessure, causée par un traumatisme sur la région de la hanche,
  • des mouvements répétitifs impliquant la hanche, comme marcher et courir,
  • des microtraumatismes répétés au niveau de la hanche lors de la pratique d'un sport de façon intense,
  • les efforts physiques intenses et inhabituels,
  • les antécédents chirurgicaux dans la région de la hanche (prothèses de hanche),
  • les troubles de l’équilibre et de la posture, notamment au niveau du bassin,
  • les déséquilibres musculaires en général,
  • les malformations du bassin et des membres inférieurs,
  • les différences de hauteur de jambe.

Plus rarement, elle est causée par certaines maladies pouvant être associées à une bursite (goutte, arthrite, polyarthrite rhumatoïde).

La prise en charge médicale de cette tendinite inclut principalement du repos, la prise d’antalgiques et d’anti-inflammatoires et la pratique d’infiltrations si nécessaire. La chirurgie intervient en dernier recours, si les autres traitements n’ont pas montré d’efficacité et qu’on ne trouve pas d’autre solution au-delà de 6 mois.

Le syndrome du piriforme ou pyramidal 

Ce syndrome correspond, en fait, à une sciatique tronquée, c’est-à-dire qu’il provoque une douleur dans la fesse, similaire à la douleur de type sciatique. 

En revanche, c’est cette fois-ci la contraction trop importante du muscle piriforme qui est responsable de la douleur car elle entraîne une compression excessive du nerf sciatique au niveau de son passage à travers les fibres musculaires. Ce syndrome est à différencier de la sciatique car il n’existe pas de réelle lésion mais simplement une irritation mécanique du nerf liée à une contracture musculaire. 

Les causes de l’apparition du syndrome du piriforme sont globalement les mêmes que pour la tendinite du moyen fessier, c’est-à-dire qu’elles sont principalement d’origine mécanique. Les infiltrations, dans ce cas, peuvent être un atout thérapeutique mais la prise en charge ostéopathique reste la plus adaptée. Pensez également à bien étirer votre muscle piriforme.

piriforme et douleur à la fesse

3 - Une sciatique à l'origine de ma douleur à la fesse ?

La sciatique se définit comme une névralgie (douleur liée à un nerf) du nerf sciatique. Elle est fréquemment associée à des douleurs lombaires, on peut alors parler de lombosciatique qui est la forme de sciatique la plus commune.

Elle est provoquée par la compression et/ou l’inflammation du nerf sciatique, la plupart du temps au niveau de ses racines nerveuses, à proximité de la colonne vertébrale lombaire :

En effet, le nerf sciatique est formé de plusieurs racines nerveuses qui émergent de la colonne lombaire. Ses racines les plus importantes sont L5 et S1 qui émergent respectivement entre L4 et L5 (4e et 5e vertèbres lombaires) et L5 et S1 (5e vertèbre lombaire et 1e vertèbre sacrée). Une compression ou une inflammation au niveau de ces émergences nerveuses peut entraîner l’apparition d’une sciatique.

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Symptômes de la sciatique 

La névralgie du nerf sciatique se caractérise par une douleur vive à type de décharges électriques qui suit scrupuleusement le trajet du nerf sciatique : elle irradie dans la fesse, puis le long de la cuisse et de la jambe jusqu’au genou voire jusqu’au pied. En fonction de la racine nerveuse affectée, le trajet de la douleur est bien spécifique : lors d’une atteinte de la racine L5, la douleur dans la fesse se poursuit plutôt sur la face latérale de la cuisse, alors qu’elle longe la face postérieure lors d’une atteinte de la racine S1.

La douleur de sciatique est amplifiée dans certaines positions ou lors d’efforts physiques et atténuée par le repos et la position allongée. Elle est particulièrement aggravée par la marche, les mouvements du bas du dos et du bassin, le port de charge ainsi que les positions debout et surtout assise prolongées.

Elle peut être accompagnée de troubles de la sensibilité (fourmillements, picotements, pertes de sensibilité) ou de troubles moteurs (faiblesse musculaire), particulièrement au niveau du pied et de la jambe. Dans les cas les plus graves, on peut observer des troubles neurologiques importants (syndrome de la queue de cheval, paralysie du membre inférieur…).

Causes de la sciatique 

Tout phénomène à l’origine d’une compression ou d’une inflammation du nerf sciatique peut être à l’origine d’une sciatique.

La cause principale de la sciatique est la hernie discale (85 % des cas). D’autres affections peuvent cependant être mises en cause, comme l’arthrose, les pathologies inflammatoires et infectieuses du rachis, les tumeurs ou métastases vertébrales ou l’existence d’un rétrécissement du canal lombaire chez les personnes âgées.

Le traitement médical de la sciatique

Le traitement médical de la sciatique repose sur

  • la prise d’antalgiques et d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), notamment en cas de crise inflammatoire aiguë,
  • la prise de médicaments de la douleur neuropathique (antidépresseurs/antiépileptique) en cas de douleurs résistantes et chroniques,
  • des séances de kinésithérapie (prescrites dans certains cas),
  • la pratique d’infiltration, notamment nécessaire lorsque les douleurs persistent,
  • la chirurgie, qui intervient dans la prise en charge de la sciatique par hernie discale, selon le cas.

Pour en savoir plus, lisez notre dossier complet sur le traitement de la sciatique.

4 - Pensez à la hernie discale

Bien que la hernie discale puisse toucher n’importe quelle région de la colonne vertébrale, la grande majorité des hernies discales surviennent dans la région lombaire et 80% de ces hernies touchent les disques qui séparent les vertèbres L4-L5 (4e et 5e lombaire) et L5-S1 (5e lombaire et première vertèbre sacrée).

La hernie discale, appelée également « glissement » ou « rupture » discale, est une affection du disque intervertébral. Situés entre chaque vertèbre de la colonne, les disques intervertébraux jouent un rôle d'amortisseur et de soutien. Ils absorbent les chocs et la charge du poids du corps en permanence et sont fortement sollicités lors des mouvements de flexion/extension et torsion de la colonne.

Chaque disque intervertébral est composé de deux éléments : un noyau central (nucleus) gélatineux, composé d’un gel qui absorbe les chocs et répartit la pression du poids du corps et un anneau fibreux (annulus) composé essentiellement de collagène lui conférant une grande solidité.

Dès l’âge adulte (25 ans), il existe un vieillissement des structures du disque, en particulier une dégénérescence des fibres de l’anneau qui peuvent se fissurer et laisser s’échapper une portion du nucleus en dehors de son espace habituel : c’est ce qu’on appelle la hernie discale. Elle se produit lorsque la pression sur le disque est trop importante et mal répartie, en se baissant pour porter une charge assez lourde, par exemple.

Symptômes de la hernie discale

Ce débordement discal, le plus souvent postérieur, peut alors entraîner une pression importante au niveau des ligaments de la colonne et provoquer ainsi des douleurs intenses du rachis. Il est également susceptible de comprimer ou irriter la racine nerveuse émergeant à proximité et provoquer ainsi un trajet nerveux douloureux : on parle alors de radiculalgie.

Les hernies discales L4-L5 et L5-S1 provoquent ainsi des douleurs fessières et lombaires basses intenses, associées à une névralgie du nerf sciatique par compression et inflammation d’une de ses racines nerveuses.

Dans ce cas, elles sont susceptibles de provoquer les symptômes de la sciatique que nous avons décrits plus haut (douleurs, troubles sensitifs, moteurs…). Rappelons qu’en fonction de la localisation de la hernie et donc de la racine nerveuse touchée (L5 ou S1), la douleur respectera un trajet douloureux bien précis. La douleur sciatique de la hernie discale a la particularité d’être, en plus, aggravée par la toux et les éternuements.

Dans les cas les plus graves, la hernie peut comprimer la moelle épinière et susciter des troubles neurologiques importants : syndrome de la queue de cheval, paralysie des membres inférieurs…

Causes de la hernie discale

La hernie discale est favorisée par le vieillissement naturel des disques intervertébraux et par une sollicitation intense de ces derniers (port de charge, certaines activités physiques, obésité, etc…). Il existe également une prédisposition génétique.

Traitement médical 

Le traitement médical de la hernie discale implique :

  • la prescription d’analgésiques et d’anti-inflammatoires
  • la prise d’antidouleurs plus fort de type narcotique, si nécessaire
  • la pratique d’injections au niveau du disque pour les douleurs persistantes

Les traitements chirurgicaux sont employés si les douleurs persistent et sont incommodantes, s’il y a une faiblesse musculaire persistante ou en cas de symptômes plus graves (troubles neurologiques, par exemple).

5 - La névralgie pudendale : une douleur à la fesse et au périnée

La névralgie pudendale est une affection neurologique touchant un nerf qui se trouve dans la région profonde du bassin : le nerf pudendal. Elle est provoquée par la compression et/ou l’inflammation de ce nerf et entraîne de vives douleurs neuropathiques au niveau du plancher pelvien. 

La compression ou l’irritation du nerf pudendal peut être causée par une pathologie spécifique (tumeur, pathologie inflammatoire). Mais le plus souvent, la compression est causée par une contrainte mécanique musculo-squelettique ou fasciale trop importante au niveau de la région du nerf. Dans ce cas de figure, l'ostéopathie permettra de libérer ces tensions. Pour en savoir plus, lisez notre dossier complet sur le traitement de la névralgie pudendale.

nevralgie-pudendale-fesse

Symptômes de la névralgie pudendale

Ce sont des douleurs généralement continues à type de brûlure, de serrement en étau, de froid très douloureux ou parfois de douleurs lancinantes. Ce fond douloureux continu et permanent est accompagné de douleurs fulgurantes spontanées telles que des décharges électriques, des coups de couteau ou des douleurs en éclair. La localisation de ces douleurs englobe la fesse, l’ischion, et toute la zone du périnée, comprenant les organes génitaux et l'anus. Elles sont aggravées par le repos et sont bien souvent insoutenables en position assise prolongée. Elles peuvent également être accompagnées de signes associés (sensation de lourdeur pelvienne, dyspareunie profonde chez la femme, dysfonction érectile chez l’homme, sensation de corps étranger intra-rectal, pollakiurie, dysurie, syndrome d'hyperexcitabilité sexuelle spontanée, etc…).

A cela, s’ajoute généralement des troubles de la sensibilité comme des fourmillements, des picotements ou des démangeaisons au niveau du plancher pelvien. Du fait de l’origine neuropathique de la douleur, cette pathologie est très invalidante et peut retentir sur le moral du patient (dépression, irritabilité…).

Causes de la névralgie pudendale

Les causes ne sont pas clairement établies mais la névralgie pudendale se déclare surtout entre 30 et 60 ans, notamment chez les cyclistes ou les cavaliers, à cause d’une pression mécanique trop importante de la selle sur le périnée ou chez les femmes en post-partum, à cause de l’élongation du nerf pendant l’accouchement. Un traumatisme ou une chirurgie au niveau de la zone du nerf sont également des facteurs de risques.

Le traitement médical de la névralgie pudendale est complexe et pas toujours efficace sur le long terme. Les médicaments communs contre la douleur de type antalgique et anti-inflammatoire étant souvent insuffisants, il est préconisé d’utiliser un traitement contre la douleur neuropathique (antidépresseurs et antiépileptiques). En outre, les infiltrations s’avèrent être efficaces et la chirurgie peut être conseillée si les douleurs persistent et sont très invalidantes. Des méthodes naturelles existent.

6 - Les douleurs à la fesse d’origine viscérale 

Certaines pathologies rectales peuvent provoquer une douleur à la fesse (hémorroïdes, abcès, kyste, fissures anales, ulcérations rectales, tumeurs anales ou rectales). Dans ce cas, le diagnostic s’établit grâce a la présence de signes spécifiques associés (prurit, brûlure anale, douleurs à la défécation, présence de sang sur le papier ou dans les selles, troubles du transit, signes généraux en cas de cancer). Le traitement dépend de la maladie mise en cause.

Les tensions viscérales incluent les viscères abdominaux mais aussi et surtout pelviens : une restriction de mobilité des organes du petit bassin (vessie, rectum, utérus/ovaires ou prostate) peut entraîner des tensions fasciales et entraver la liberté de glissement du nerf sciatique, provoquant ainsi son irritation et l’apparition de douleurs.

7 - Les troubles musculo-squelettiques (TMS) :

Les tensions articulaires, musculaires et tissulaires au niveau du bassin et des lombaires basses sont susceptibles de générer un influx douloureux au niveau de la région fessière. Elles peuvent également provoquer une irritation mécanique du nerf sciatique et être responsables de sciatalgie, c’est-à-dire qu’elles déclenchent, dans ce cas, une douleur suivant le trajet du nerf, similaire à la névralgie sciatique mais sans qu’une réelle affection soit à l’origine de la compression d’une racine nerveuse.

Pour un traitement adapté de ces Troubles Musculo Squelettiques (TMS) survenant en milieu professionnel, il sera préconisé en plus d'un bilan ostéopathique, une observation posturale complète ainsi qu'une étude sur l'environnement et les conditions de travail (port de charge lourde, travail répétitif, stress, sédentarité, vibrations etc...).

douleur à la fesse, sciatique en entreprise et TMS

Quelques exemples de TMS susceptibles de provoquer une douleur à la fesse :

- Le syndrome facettaire : les facettes articulaires sont de petites articulations placées de part et d’autre de chaque vertèbre. Une mauvaise posture prolongée ou un faux mouvement violent peut entraîner un désalignement des facettes entre les vertèbres L4 et L5 et/ou L5 et S1 et provoquer ainsi une irritation mécanique des racines nerveuses et une douleur de type sciatique.

- Les dysfonctions articulaires et ligamentaires du bassin, notamment les tensions ligamentaires au niveau de la pince formée par les ligaments sacro-sciatiques, traversée par le nerf sciatique.

- Les tensions musculaires et fasciales de la fesse, plus particulièrement les contractures du muscle piriforme, qui est également capable d’entraîner une compression excessive du nerf sciatique lorsqu’il est contracturé.

Prise en charge ostéopathique d’une douleur dans la fesse

La phase de diagnostic est la plus importante : votre ostéopathe, grâce à son interrogatoire et son examen clinique incluant des tests médicaux, va chercher l’étiologie responsable de la douleur.

  • Les pathologies d’origine traumatique et viscérale ainsi que les pathologies graves (sciatique paralysante, syndrome de la queue de cheval, etc…) ne sont pas du ressort de l’ostéopathie dans un premier temps. Si votre ostéopathe suspecte une de ces pathologies, il vous réorientera donc vers votre médecin ou aux urgences si nécessaire. En revanche, il pourra intervenir dans les suites de traitements chirurgicaux et/ou médicaux ou en accompagnement thérapeutique.

  • En cas de tendinites (moyen fessier ou piriforme), l'ostéopathie permettra d'agir directement sur les causes de la contracture musculaire et de l’inflammation tendineuse. Elle permet, en effet, de rééquilibrer les chaînes musculaires et de traiter les troubles mécaniques musculo-squelettiques susceptibles d’augmenter la contrainte au niveau du muscle et du tendon. Ainsi, l’ostéopathe travaille sur la mécanique des lombaires, du bassin et des membres inférieurs dans le but d’améliorer la posture et réguler les tensions qui s’exercent sur le moyen fessier ou le muscle piriforme. L’ostéopathie augmente significativement les chances de guérison de la tendiniteet prévient les éventuelles récidives.
osteopathe et douleur fesse
  • En cas de sciatique, l’ostéopathe va en déterminer la cause précise grâce à son anamnèse et son examen clinique. Il peut demander des examens complémentaires afin d’affiner le diagnostic, notamment s’il suspecte une pathologie spécifique responsable des douleurs (hernie, arthrose, etc…). Si les causes nécessitant un avis médical ont été écartées, l’ostéopathe aura un impact réel positif sur la sciatique ; dans le cas contraire, il réorientera son patient. Le traitement ostéopathique de la douleur sciatique repose essentiellement sur la libération des zones clef du passage du nerf, c’est-à-dire les endroits où il peut être irrité mécaniquement. L’ostéopathe veillera donc à libérer les blocages lombaires, les dysfonctions articulaires et ligamentaires du bassin, les contractures des muscles pelviens notamment le muscle piriforme et les restrictions de mobilité des organes du petit bassin et des structures musculo-squelettiques du membre inférieur.
sciatique-osteopathe
  • En cas de hernie discale lombaire, l’ostéopathie peut intervenir lorsque la hernie ne nécessite pas de traitement chirurgical et lorsque les tests médicaux ne révèlent pas de contre-indications à la prise en charge ostéopathique. Bien souvent, elle n’est pas suffisante à elle seule pour réduire significativement les douleurs et peut être utilisée en complément des traitements médicaux. L’ostéopathe permet de diminuer les tensions s’exerçant sur le disque intervertébral en travaillant à proximité et à distance, avec beaucoup de précautions au niveau des manipulations. Il va chercher et traiter les déséquilibres mécaniques de la sphère lombo-pelvienne responsables d’une contrainte anormale au niveau du disque, dans le but de diminuer les tensions et les douleurs. Ces déséquilibres au niveau du bassin et des lombaires peuvent être d’origine articulaire, ligamentaire, musculaire, fasciale, ou viscérale.
  • En cas de névralgie pudendale, votre ostéopathe va repérer et relâcher toutes les tensions de la région lombo-pelvienne susceptibles de perturber le nerf, en particulier les éléments en rapport anatomique étroit avec ce dernier ou ses émergences : le sacrum, l’os iliaque et le coccyx, le muscle piriforme et l’obturateur interne, les ligaments sacro-sciatiques, le canal d’Alcock et les muscles du plancher pelvien.
  • En cas de douleurs liées à un trouble musculo-squelettique et/ou tissulaire, l’ostéopathie entre en première ligne et s’avère être très efficace. Comme nous l’avons vu, certains TMS provoquent des douleurs au niveau de la fesse, parfois similaires à la sciatique. Dans ce cas, l’ostéopathe a pour rôle de relâcher les tensions à l’origine de la douleur. Il va donc investiguer et libérer dans un premier temps :
  • les blocages des articulations lombaires et de la charnière lombo-sacrée,
  • les dysfonctions articulaires et ligamentaires du bassin, particulièrement les ligaments sacro-sciatiques,
  • les contractures musculaires pelviennes importantes, notamment au niveau du muscle piriforme,
  • les tensions viscérales du petit bassin et les TMS du membre inférieur.

L’ostéopathie étant une thérapie holistique, elle prend en compte le patient dans sa globalité et considère que tout déséquilibre mécanique à un endroit peut se répercuter sur l’ensemble du corps.

Il peut donc y avoir des contraintes mécaniques à distance, qui, par le biais d’un système d’adaptation, auront un impact indirect sur l’état de tension de la sphère lombo-pelvienne. D’où l’intérêt pour votre ostéopathe de réguler tous les déséquilibres du corps qui sont susceptibles de provoquer des contraintes anormales au niveau des lombaires et du bassin. Par exemple, des tensions intenses au niveau du thorax peuvent se répercuter sur l’abdomen et les lombaires : des tensions antérieures du thorax peuvent provoquer un enroulement de ce dernier vers l’avant (dos courbé), ce qui va entraîner une hyperpression abdominale et pelvienne et des tensions au niveau lombaire. Corriger ces restrictions de mobilité au niveau du thorax permet de diminuer l’influence néfaste de celui-ci sur la sphère lombo-pelvienne.

Dans cette perspective, votre ostéopathe va investiguer en plus de la région lombo-pelvienne, les membres inférieurs, l’intégralité de la colonne vertébrale, les cervicales et les membres supérieurs, l’abdomen, le thorax, et enfin le crâne. Il va ainsi libérer les conflits mécaniques qui s’y trouvent afin de redonner une liberté de mouvement à l’ensemble du corps, dans le but d’optimiser la répartition des contraintes au niveau de la région du bassin et des lombaires.


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Article écrit par Marie RAYBAUD, ostéopathe DO

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Actu - REFLEX OSTEO - le 1er réseau national de permanence en ostéopathie
7 - REFLEX OSTEO - le 1er réseau national de permanence en ostéopathie
26/09/2020

Claudine

Douleur fesse et tibia jambe gauche

Surtout aprés un trajet en voiture je souffre de douleurs a la pointe de la fesse et surtout au tibia mais cela diminue quand je marche rapidement au bout de 20 minutes...cela me reprend aussi à la montée d'escaliers, anti inflammatoires, semelles orthopediques, bas de contention, rien n'y fait
.j'ai 74 ans

3 - REFLEX OSTEO - le 1er réseau national de permanence en ostéopathie
01/09/2020

Laurent

douleur bas de la fesse et ishion

bonjour, voila cela fait déjà 11 mois que j ai une douleur handicapante a la fesse gauche , suite a une sortie course a pied et vélo. J ai un gonflement et inflammation au niveau de l ischion et une douleur tronqué 10 cm plus loin dans la fesse genre sensation d aiguille , rien a l écho , je ne sais toujours pas de quel mal je soufre . L ostéopathie et la kiné me soulage mais ne résout pas le problème a long terme .

5 - REFLEX OSTEO - le 1er réseau national de permanence en ostéopathie
22/07/2020

fati

Douleur dans la fesse droite

J'ai par moment des douleurs dans la fesse droite quand je suis un peu constipee et qui m'empeche de marcher et de bouger avec une souleur tres intense
C'est du à quoi svp
Merci d'avance de votre réponse

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