Afin de vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts, nous utilisons des cookies.En continuant de naviguer sur le site, vous déclarez accepter leur utilisation. En savoir plus

Hernie discale au niveau du cou : quel traitement ?

hernie cervicale et minerve

On vous a diagnostiqué ou vous suspectez une hernie discale cervicale ? Cette hernie au niveau du cou est plus rare que la hernie discale lombaire (qui peut provoquer la célèbre sciatique). 

Suite à un choc (chute, accident de voiture) ou bien d'apparition progressive, la hernie cervicale nécessite une bonne prise en charge adaptée. L'ostéopathie permet un traitement complémentaire au traitement médical classique.  


Mieux comprendre les cervicales

colonne cervicale et hernie du cou

Le rachis cervical est composé de 7 vertèbres cervicales et de disques intervertébraux, comme le nom l’indique, entre chaque vertèbres.

Le long de ces vertèbres et disques se trouvent des ligaments qui sont, d’avant en arrière :

  • Le ligament longitudinal antérieur
  • Le ligament longitudinal postérieur
  • Le ligament jaune
  • Les ligaments intertransversaires (latéraux par rapport aux autres)
  • Le ligament inter-épineux
  • Le ligament sus-épineux

Le ligament pouvant être atteint dans une hernie discale cervicale est le ligament longitudinal postérieur.

Lors d’une hernie discale cervicale, le disque intervertébral est en souffrance.

Les disques intervertébraux sont composés de 2 parties :

  • Une partie périphérique : l’annulus fibrosus, un anneau composé de fibres
  • Une partie centrale : le nucleus pulposus, un noyau gélatineux composé majoritairement d’eau

Les disques intervertébraux ont un rôle d’amortisseur et ils permettent la répartition des contraintes.

Les contraintes au niveau cervical étant « uniquement » le poids de la tête, les disques sont relativement peu épais par rapport aux disques intervertébraux au niveau lombaire.

Concernant leur mobilité, les disques intervertébraux se déforment selon les mouvements que nous réalisons :

  • Flexion : le noyau est chassé vers l’avant
  • Extension : le noyau est chassé vers l’arrière
  • Inclinaison sur le côté : le noyau est chassé du côté opposé
  • Rotation : le noyau est comprimé et les fibres de l’anneau sont en tension

hernie discale cervicale et ostéopathie

Comment apparait la hernie discale cervicale ?

Il y a deux types de hernies discales cervicales :

  • La hernie discale cervicale molle
  • La hernie discale cervicale dure

On parle de hernie discale cervicale molle chez le sujet jeune suite à un traumatisme sur le rachis cervical la plupart du temps lors d’un accident de voiture (le fameux « coup du lapin ») ou d’un choc dans le cadre sportif (nos chers et chères ami(e)s rugbymen et rugbywomen !). Ce type de hernie mis en place très jeune se retrouve aggravé par le port de charges lourdes et les microtraumatismes répétés.

On parle de hernie discale cervicale dure chez la personne âgée présentant à la fois une discopathie (atteinte du disque intervertébral du en partie au vieillissement) et de l’arthrose. L’association de ces deux types de lésions ferment le canal où sort la racine nerveuse ce qui peut la comprimer et l’irriter.

Une hernie discale peut être :

  • Sous-ligamentaire : le nucléus fait saillie mais le ligament longitudinal postérieur est simplement refoulé
  • Trans-ligamentaire : le nucléus est en continuité avec le disque mais il traverse le ligament longitudinal postérieur et fait saillie en arrière
  • Rompue : la hernie transperce alors le ligament et se propage en faisant saillie en arrière pouvant alors entraîner l’atteinte d’une racine nerveuse

La hernie discale cervicale peut aussi être la conséquence d'un accouchement difficile où la colonne vertébrale de la femme enceinte est soumis à de fortes tensions, pressions et compressions.

Quels sont les symptômes de la hernie discale cervicale ?

- Lors d’une hernie cervicale molle, le début de la douleur est aigue suite à un traumatisme important. Entre le moment du traumatisme et l’apparition des symptômes neurologiques, il peut y avoir un intervalle de quelques heures.

- Lors d’une hernie cervicale dure, le patient présente des douleurs cervicales chroniques accompagnées ou non d’irradiation dans le membre supérieur. Si vous avez le cou qui craque, cela n'est pas forcément lié à la hernie (il peut par exemple s'agir d'une arthrose cervicale).

Dans les deux cas, la douleur cervicale peut être très importante et le cou est raide. Les mouvements sont douloureux et compliqués voire impossible pour le patient. La douleur devient chronique et peut se déclencher par épisode. 

La douleur peut s’étendre dans le bras ou vers l’omoplate selon un trajet plutôt diffus. Mais il peut aussi y avoir une irradiation sur un trajet nerveux précis ou des fourmillements dans certains doigts permettant alors de définir la racine nerveuse atteinte et donc le niveau probable de la hernie discale. Ainsi le patient présente ce qu’on appelle la névralgie cervico-brachiale (retrouvez notre article sur le sujet).

Des tests médicaux doivent être fait pour définir le niveau d’atteinte neurologique. Il s’agit des réflexes ostéo-tendineux, des tests sensitifs et des tests moteurs. On peut alors retrouver une diminution ou même une abolition du réflexe. En général le déficit musculaire, s’il est présent, reste léger.

Il est important de faire des examens complémentaires pour localiser précisément la position de la hernie discale cervicale. 

Une radiographie peut être faite en première intention afin d’éliminer une autre cause aux douleurs (fractures passées inaperçues) mais un scanner et/ou une IRM sont nécessaires pour visualiser au mieux cette hernie.

Il est également important de réaliser un examen neurologique afin de définir la ou les racines nerveuses pouvant être atteintes et d’évaluer la perte ou non de sensibilité et de motricité.

Quels traitements sont actuellement proposés en cas de hernie discale cervicale ?

Le traitement médical permet de soulager la plupart des épisodes douloureux dus aux hernies discales cervicales. Pour commencer, du repos est nécessaire pendant environ deux semaines pour éviter d’ajouter des contraintes sur le disque intervertébral alors que la zone est inflammatoire. Le médecin peut prescrire des antalgiques, des anti-inflammatoires voire des décontracturants musculaires. 

Il peut également prescrire un collier cervical si les mouvements aggravent la douleur. Attention cependant au port de ces minerves ! Le porter de temps en temps pour soulager la douleur oui, mais vivre avec non ! En cas de port constant, les muscles du cou peuvent « fondre ». Ainsi, au retrait du collier, les muscles n’assurent plus le maintien nécessaire pouvant entraîner ainsi le retour des douleurs, ou même provoquer la chronicisation de votre inflammation. 

Ce traitement médical permet de diminuer les douleurs le temps que la hernie cervicale se résorbe. Une hernie discale cervicale peut se résorber spontanément en plusieurs mois (6 à 12).

En cas de douleur persistante, une infiltration de corticoïde sous contrôle radiographique peut être proposée avant d’évoquer le traitement chirurgical.

Le traitement chirurgical est donc proposé en cas d’échec du traitement médical ou en première intention en cas de symptômes graves ou de risques neurologiques irréversibles :

  • Présence d’une paralysie (déficit neurologique moteur)
  • Radiculalgie hyperalgique : impossibilité de faire certains mouvements essentiels à cause de la douleur
  • Présence de troubles sphinctériens (incontinence)
  • Présence d’une myélopathie cervico-arthrosique évoluée : hernie discale cervicale centrale (touchant la moelle) comprimant alors des racines nerveuses des membres inférieurs entraînant des troubles de la marche, des troubles urinaires, …

Lors de l’opération, le chirurgien procède à une ablation du disque intervertébral atteint et donc de la hernie discale cervicale ce qui permet de libérer la racine nerveuse et de soulager la douleur dans la plupart des cas. Suite à l’ablation, le disque est remplacé par une arthrodèse.

Malheureusement les résultats ne sont pas positifs à 100%. Les échecs peuvent être dus à une compression prolongée ayant atteint définitivement le nerf ou à la présence d’autres pathologies cervicales comprimant également la racine nerveuse. De plus, enlever la hernie cervicale (c’est-à-dire une partie du disque intervertébral) ne permet pas forcément de soulager les douleurs du cou étant donné que l’amortisseur n’est plus totalement présent. Cependant, en cas de déficits neurologiques sensitifs ou moteurs, l’opération peut s’avérer essentielle pour une récupération totale ou du moins partielle de la sensibilité et de la motricité.

Suite à l’opération, le port d’un collier cervical (minerve) est prescrit pour environ 1 mois. Il est donc très important de faire de la rééducation en suivant afin de se remuscler pour assurer un maintien optimal du rachis cervical. Il peut exister une raideur résiduelle et une diminution de la mobilité d’autant plus avec la mise en place d’une arthrodèse (« soude » les 2 vertèbres entre elles et ne permet donc plus de mobilité entre les 2).

L’ostéopathie peut-elle soulager les douleurs dues aux hernies discales cervicales ?


Lors d’une séance d’ostéopathie pour cause de douleurs cervicales (avec ou sans signes neurologiques) sur hernie discale cervicale, l’ostéopathe va tester plusieurs zones puis les traiter si nécessaire :

  • Les cervicales : il faut s’assurer d’une bonne mobilité cervicale pour soulager les douleurs. De plus les techniques en traction et étirement permettent de soulager directement les disques intervertébraux pouvant être atteints
  • La face antérieure du cou : étant donné sa proximité et ses attaches sur les cervicales, cette zone est importante à investiguer afin d’identifier et de supprimer toutes tensions supplémentaires qui pourrait être exercées sur les cervicales
  • La base du crâne : de par sa proximité, ses attaches musculaires et ligamentaires communes avec les cervicales, il est important de s’assurer d’une bonne mobilité
  • Le complexe de l’épaule et le membre supérieur : d’autant plus en cas de signes neurologiques, il est important de s’assurer d’une bonne mobilité et d’une absence de tensions excessives au niveau des membres supérieurs
  • L’orifice supérieur du thorax : zone où chemine le plexus brachial, il est nécessaire de supprimer toute dysfonction et toute tension à ce niveau là afin d’éviter une compression ou une irritation nerveuse en plus de celle déjà causée par la hernie discale cervicale

hernie discale du cou et ostéopathie

traitement-hernie-cervicale-osteopathe

Grâce à des techniques au niveau cervical notamment en traction pour soulager la pression et diminuer les contraintes sur les disques atteints, l’ostéopathie peut ainsi soulager les douleurs dues aux hernies discales cervicales. Du repos et éviter de porter des charges lourdes sont deux choses nécessaires après une séance d’ostéopathie pour ce motif de consultation.

L'ostéopathe travaillera votre colonne cervicale avec des techniques douces, dites d'ostéopathie tissulaires ou fonctionnelles. En effet, en cas de hernie discale cervicale les manipulations dites d'ostéopathie structurelle sont à éviter pour ne pas "réveiller" la hernie.

    L’ostéopathie consiste en une prise en charge globale du patient, ainsi, quelque soit le motif de consultation, l’ostéopathe prendra en compte le corps du patient dans sa globalité.


    Selon le stade de la hernie ou dans le cas de symptômes graves, la prise en charge du patient sort du champ de compétences de l’ostéopathe et nécessite alors une prise en charge chirurgicale. Cependant, en post-opératoire, l’ostéopathie a sa place afin de réaliser un travail tissulaire notamment sur la cicatrice afin d’éviter au mieux la mise en place d’adhérences. L’ostéopathie permettra alors de s’assurer d’une mobilité optimale au niveau cervical et de soulager les douleurs pouvant persister après l’opération.

    Votre navigateur est obsolète!

    Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

    ×